Biophytis : points clés
Émetteur : BIOPHYTIS (SIREN 492002225, LEI 9695008GIE061NBGU106). Le communiqué déposé sur l’OAM rend compte des résultats semestriels au 30 juin 2026 et fait le point sur la stratégie opérationnelle et financière relative au développement clinique de BIO101, principal candidat‑médicament de la Société ; le texte source est disponible sur le site de l’OAM https://info-financiere.gouv.fr/explore/dataset/flux-amf-new-prod/table/?q=083620_20261030 P4 . P5
Le sommaire
Avancées cliniques et partenariats régionaux
Biophytis confirme le maintien de deux axes cliniques prioritaires pour BIO101 : la sarcopénie et l’obésité. Pour l’obésité, la société a amendé le protocole de l’étude de phase 2 dite OBA afin d’évaluer l’effet rebond après l’arrêt des traitements GLP‑1, l’objectif clinique étant de préserver force musculaire et mobilité pendant la perte de poids. Le recrutement du premier patient est attendu au premier trimestre 2027. L’étude OBA bénéficiera d’un déploiement international — États‑Unis, Europe et Brésil — et s’appuie sur des accords régionaux, notamment avec Blanver et FarmaVax, ainsi qu’un partenariat avec l’unité EMBRAPII de l’Université fédérale du Minas Gerais, incluant un financement non dilutif dont le montant n’est pas précisé dans le communiqué.
Sur la sarcopénie, Biophytis prépare SARA‑31, une étude internationale de phase 3. Au premier semestre 2026, la société a créé une joint‑venture à Hong Kong avec des partenaires asiatiques ; le démarrage opérationnel est en cours. Ce partenariat prévoit un engagement financier pouvant atteindre 20 millions de dollars sur trois ans pour soutenir le développement clinique en Asie et en Europe. Les étapes contractuelles suivantes mentionnées sont l’apport de propriété intellectuelle, la signature d’un accord de licence et le versement d’un premier financement de 3 millions de dollars, sous réserve d’autorisations administratives.
Résultats semestriels et trésorerie
Sur le plan financier, Biophytis affiche une réduction de sa perte nette semestrielle : la perte passe de 4,451 M€ au 30/06/2025 à 2,741 M€ au 30/06/2026, soit une amélioration de 38 %. Cette progression provient principalement d’une baisse de la perte d’exploitation (-1,817 M€, à -2,887 k€) résultant d’une contraction de 0,7 M€ des dépenses de recherche et développement et d’une diminution de 1,1 M€ des charges administratives. Le résultat financier est en légère dégradation, à -0,124 M€, en raison d’une baisse des produits financiers.
La trésorerie consolidée au 30 juin 2026 s’établit à 0,268 M€, contre 0,187 M€ au 31 décembre 2025, après une consommation nette de 0,08 M€ au semestre et une consommation liée aux activités opérationnelles de 1,5 M€. Postérieurement à la clôture, Biophytis a renforcé ses liquidités : à la date du 11 septembre 2026, la trésorerie et équivalents s’élevaient à 8,9 M€, résultat d’une augmentation de capital de septembre (5,3 M€), de l’exercice de BSA 2026 (2,5 M€) et d’un tirage brut de 1,2 M€ sur la ligne Hexagon. Sur cette base et en tenant compte des opérations et hypothèses examinées par le conseil d’administration le 26 octobre 2026, la Société estime pouvoir financer ses activités jusqu’au premier trimestre 2028.
Structure du financement, endettement et opérations récentes
Biophytis a mené plusieurs opérations de financement et de réaménagement de dette au cours de l’exercice. Le 11 mars 2026, la société a réalisé une augmentation de capital de 2,015 M€ assortie de bons de souscription d’actions (BSA), opération ayant permis notamment le remboursement intégral de 1,025 M€ de la dette convertible à prix variable détenue par Atlas Capital. Parallèlement, la dette avec Kreos Capital a été réaménagée et son échéance reportée au 1er juillet 2029.
Au 30 juin 2026, les dettes financières se sont réduites de 38 % par rapport au 31 décembre 2025, à 2,630 M€, tandis que les dettes d’exploitation ont augmenté de 16 % pour atteindre 8,479 M€, conduisant à un total des passifs de 11,109 M€ (‑4 % sur la période). La société indique que ces évolutions renforcent la solidité de sa structure financière malgré la hausse des dettes d’exploitation.
Le communiqué fait état d’éléments post‑clôture (augmentation de capital, exercices de BSA, tirage Hexagon) destinés à financer en particulier l’étude OBA. Aucune autre indication chiffrée n’est fournie sur le montant du financement non dilutif lié aux partenariats régionaux ni sur les termes financiers complets des accords de licence en cours de négociation.
Pour consultation, le dépôt complet est accessible au format PDF sur le site d’Info‑Financière https://fr.ftp.opendatasoft.com/datadila/INFOFI/ECO/2026/10/FCECO083620_20261030.pdf P28 . P29
Conformément au format d’informations privilégiées, le communiqué rappelle les déclarations prospectives et renvoie aux sections « risques » des documents déposés antérieurement.
Voir également des publications semestrielles comparables : ADOMOS publie ses résultats semestriels au 30/06/2026, Méthanor publie ses résultats du 1er semestre 2026, Europlasma publie ses résultats semestriels 2026.
Mise en perspective
La publication combine des progrès opérationnels (amendement du protocole OBA, autorisations en régions, création d’une JV en Asie) et une clarification du profil de financement : l’apport de liquidités post‑clôture (8,9 M€ au 11 septembre 2026) étend la visibilité jusqu’au T1 2028 et permet de lancer ou sécuriser des étapes cliniques à court terme. Pour les investisseurs, l’élément clef est la translation du risque : la société a réduit ses besoins immédiats mais reste dépendante de financements complémentaires et de la concrétisation des partenariats (paiements conditionnels, licences, financements non dilutifs) pour atteindre des étapes de valeur (début de recrutement OBA, démarrage opérationnel de la JV asiatique, lancement de SARA‑31). Pour les concurrents et partenaires potentiels, la stratégie de Biophytis — concentrer les ressources sur deux indications et s’appuyer sur des partenariats régionaux — indique une volonté de limiter la dilution tout en externalisant une partie du risque commercial et réglementaire en Asie et au Brésil.


