Amoeba : points clés
La société AMOEBA (SIREN 523877215, ISIN FR0011051598, ticker ALMIB) annonce l’organisation d’un webinaire le 7 octobre 2026 à 18h00 destiné à présenter son projet d’augmentation de capital d’un montant d’environ 10 M€. L’opération se fera avec maintien du droit préférentiel de souscription. Le prix de souscription par action nouvelle (ABSA) est fixé à 0,30 €, ce qui correspond, selon la société, à une décote d’environ 23 % par rapport au prix de référence moyen pondéré par les volumes des cinq séances précédant le lancement (0,3909 €).
Le sommaire
La parité de souscription retenue est d’une action nouvelle pour trois actions existantes. La période de souscription des actions nouvelles est programmée du 8 octobre 2026 au 23 octobre 2026 inclus. La société indique par ailleurs la valeur théorique du bon de souscription d’actions (BSA) attaché à chaque action nouvelle souscrite, estimée à 0,028 € selon le modèle de Black & Scholes (hypothèse de volatilité 58,13 %, parité d’exercice 2 BSA pour 1 action nouvelle, cours de clôture du 30 septembre 2026 : 0,317 €).
Engagements et ciblage des investisseurs
AMOEBA précise disposer d’engagements de souscription totalisant 7,3 M€, représentant 75 % du montant visé par l’augmentation de capital. L’offre est ouverte à l’ensemble des actionnaires et est éligible à plusieurs dispositifs fiscaux destinés aux investisseurs particuliers : PEA, PEA PME-ETI, FIP, FCPI, article 150-0 B ter et au dispositif IR-PME.
Le webinaire annoncé servira à présenter la société, ses récentes avancées stratégiques et les modalités opérationnelles de l’augmentation de capital. Une session de questions-réponses est prévue à l’issue de la présentation ; les questions pourront être adressées à amoeba@actus.fr. La société renvoie par ailleurs à des informations complémentaires disponibles sur www.amoeba-bourse.com et www.amoeba-nature.com (mentions figurant dans le communiqué).
Contexte réglementaire et restrictions de diffusion
Le communiqué publié par AMOEBA rappelle explicitement que l’information fournie ne constitue pas une offre et ne doit pas être diffusée aux États-Unis, au Canada, en Australie ni au Japon. Le document n’est pas un prospectus au sens du Règlement Prospectus (UE) 2017/1129 et l’opération ne sera pas enregistrée aux États-Unis. L’offre est réservée, selon la réglementation applicable, aux personnes habilitées dans les juridictions concernées (notamment « investment professionals » ou « high net worth » au Royaume‑Uni selon les dispositions de l’Ordonnance britannique), et ne peut être réalisée que dans le respect des exemptions locales applicables.
Le communiqué contient les avertissements habituels concernant les déclarations prospectives : ces dernières reposent sur des hypothèses et sont soumises à des risques et incertitudes susceptibles d’entraîner des écarts significatifs entre résultats attendus et résultats effectifs. La société décline toute obligation de mise à jour de ces déclarations prospectives.
Profil de la société et état d’avancement commercial et réglementaire
Amoéba est présentée comme une greentech industrielle créée en 2010, basée à Chassieu (Lyon), spécialisée dans le développement de solutions microbiologiques reposant sur l’exploitation brevetée d’amibes (notamment Willaertia) pour des applications en protection des plantes et en cosmétique. Le communiqué précise que la société détient des brevets et affirme être, à sa connaissance, la seule entreprise autorisée à exploiter industriellement l’amibe Willaertia pour ces usages et capable d’en produire à l’échelle industrielle.
Sur le plan réglementaire, la société indique avoir entrepris les démarches d’homologation nécessaires pour ses produits phytosanitaires en Europe et aux États‑Unis. Elle mentionne l’obtention en 2022 d’une approbation pour la substance active aux États‑Unis et un avis positif définitif de l’EFSA en Europe ; l’homologation du produit AXPERA serait intervenue en 2025 aux États‑Unis et en 2026 en France. Pour l’application cosmétique, le communiqué rappelle que l’ingrédient est inscrit sur la liste INCI, facilitant la commercialisation hors Chine, où une homologation locale reste requise.
La société est cotée sur Euronext Growth (ALMIB), membre du réseau Bpifrance Excellence et éligible au dispositif PEA‑PME, mentions reprises dans le communiqué officiel.
Le communiqué officiel et le dépôt associé sont consultables via le dépôt OAM sur le site de l’Autorité des marchés financiers ; le texte intégral du communiqué est accessible dans le dossier déposé au format PDF sur info‑financiere.gouv.fr.
Pour situer l’opération dans un paysage de financements et d’opérations de marchés comparables, voir également nos dossiers sur des opérations récentes de levées et mouvements de capital : Amoéba lance une augmentation de capital de 10 M€, CCF SFH réduit son capital et lève 480 M€ en avril, Tikehau Capital effectue des rachats d’actions propres et NJJ Capital 1 ajuste sa participation dans ATEME.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Mise en perspective
Cette annonce formalise le recours au marché par une greentech positionnée sur des solutions de biocontrôle et de cosmétique : l’opération vise à mobiliser des fonds frais pour soutenir la commercialisation et l’industrialisation des produits à base d’amibes. Le fait que 75 % du montant visé soit couvert par engagements (7,3 M€) réduit le risque de sous‑souscription à court terme, mais la décote proposée (0,30 € par action, ≈‑23 %) et la durée courte de la fenêtre de souscription (8–23 octobre) impliquent pour les investisseurs une décision rapide et une dilution matérialisée par la parité 1 nouvelle pour 3 existantes. Pour les investisseurs individuels, l’éligibilité à plusieurs enveloppes fiscales (PEA, PEA‑PME, FIP, FCPI, etc.) peut rendre l’opération plus attractive ; pour les concurrents et acteurs du secteur, l’augmentation de capital indique une volonté d’accélérer la commercialisation après des jalons réglementaires récents (homologations citées), ce qui peut accroître la pression commerciale dans le biocontrôle si la montée en charge industrielle se confirme.


