Neovacs : points clés
NEOVACS publie pour le premier semestre 2026 un résultat d’exploitation de -2,1 M€, soit une amélioration de 0,5 M€ par rapport au 1er semestre 2025. Le résultat net progresse de 0,8 M€, passant de -2,4 M€ à fin juin 2025 à -1,6 M€ au 30 juin 2026. L’amélioration du résultat financier (+0,2 M€ contre -0,3 M€ l’an dernier) compense partiellement la diminution du crédit d’impôt (0,3 M€ contre 0,5 M€).
Le sommaire
Flux de trésorerie et ressources disponibles
Les besoins de financement liés à l’activité et aux investissements s’élèvent à 2,1 M€ sur le semestre, soit environ 0,35 M€ par mois, contre 3,6 M€ au semestre précédent. Ces besoins ont été couverts principalement par des émissions obligataires (obligations simples et convertibles) pour un montant cumulé de 1,4 M€ et par la trésorerie disponible de 0,6 M€.
Au 30 juin 2026, la Société indique disposer ou pouvoir mobiliser environ 8 M€ de ressources pour les douze prochains mois, détaillées comme suit : 6,1 M€ provenant de la trésorerie disponible et du remboursement éventuel de placements financiers ; 1,1 M€ de la ligne de financement obligataire programmée jusqu’à décembre 2026 (capacité résiduelle de 7,8 M€ au 30/06/2026) ; et 0,6 M€ attendus au titre du remboursement du Crédit d’Impôt Recherche (CIR). La Société mentionne en outre la possibilité de refinancer un actif immobilier estimé à plus de 10 M€ et précise qu’un projet d’acquisition de 51 % de la SCI HBR Pasteur Real Estate, détenue par HBR Investment Group, a été autorisé par son conseil ; cette opération, si réalisée, interviendrait à la valeur nominale des parts et n’aurait pas d’incidence comptable.
Financements, gouvernance des titres et avertissement aux investisseurs
NEOVACS rappelle avoir recouru à des instruments dilutifs : OCEANE-BSA avec HANOVER SQUARE INVESTMENTS 1 et un financement en ORA, auxquels ont été transférés à une fiducie en charge de leur equitization. La Société indique que les actions issues de la conversion ou de l’exercice de ces titres sont généralement revendues rapidement sur le marché, ce qui peut exercer une pression baissière sur le cours et entraîner une forte dilution pour les actionnaires. La Société recommande aux investisseurs de la plus grande vigilance avant toute décision d’achat ou de maintien en portefeuille.
Avancées scientifiques, brevets et partenariats
Sur le plan R&D, NEOVACS concentre ses efforts sur les nanoparticules lipidiques (LNP) et l’ARN messager (ARNm). La société participe au projet VECT-PI, conduit par un consortium piloté par le CNRS, qui a été retenu pour un financement de 2 M€ sur 42 mois dans le cadre du programme France 2030 ; l’objectif est de développer de nouvelles générations de lipides optimisés pour la délivrance d’ARNm via une approche assistée par intelligence artificielle. Parallèlement, le projet LNPReg, porté par NEOVACS et le laboratoire UTCBS pour développer des LNP régulant la réponse immunitaire dans des maladies auto-immunes, a obtenu un financement Lab&Co de 80 k€ sous France 2030.
NEOVACS signale aussi la poursuite du programme AllergyVacs2, soutenu par l’Agence nationale de la recherche (ANR) pour développer une approche vaccinale contre les allergies alimentaires : un premier candidat a été identifié, avec des travaux en cours d’optimisation de son efficacité et de sa sécurité. Sur la propriété intellectuelle, une demande de brevet européen a été déposée pour une nouvelle famille de lipides destinée à améliorer la délivrance d’ARN, positionnant la Société pour d’éventuelles licences externes et pour renforcer ses programmes ARNm internes.
La visibilité scientifique de NEOVACS a été renforcée par des participations et coorganisations de congrès internationaux, notamment à Heidelberg, Lyon et Kyoto, ainsi que par la coorganisation de la deuxième rencontre française sur les LNP pour la délivrance d’ARNm.
Projet de cession partielle d’actifs intellectuels
En août 2026, NEOVACS a reçu et accepté une lettre d’intention engageante portant sur l’acquisition d’une partie de sa propriété intellectuelle et de savoir-faire scientifique liés au candidat médicament PXT3003, en développement pour la maladie de Charcot‑Marie‑Tooth de type 1A (CMT1A). Le montant potentiel de l’opération indiqué dans la LoI peut dépasser 25 M€. Selon le communiqué, les droits visés ont déjà été transférés au partenaire qui a lancé les analyses techniques et réglementaires ; NEOVACS et ce partenaire restent engagés à définir les modalités d’accompagnement scientifique et réglementaire dans le cadre de la valorisation des actifs.
Le rapport financier semestriel et le communiqué complet ont été déposés auprès de l’Autorité des marchés financiers ; le texte intégral est consultable sur le dépôt OAM de la société (document PDF déposé).
Contacts indiqués dans le communiqué : Jérôme Fabreguettes Leib (relations investisseurs) et Anne‑Charlotte Dudicourt (relations presse financière). Le communiqué précise également la classification NAF et les identifiants légaux de la société (SIREN 391014537, LEI 9695001J9GMM5XYK6482).
Pour situer cette communication dans des cas comparables de gestion financière et de refinancement d’actifs, voir notamment des opérations récentes présentées sur notre site : TME Pharma prolonge l’échéance de sa dette, EB Development augmente l’offre sur Eurobio Scientific, et Grolleau améliore ses résultats semestriels et sa marge.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Mise en perspective
La publication combine un léger redressement opérationnel et financier avec une stratégie de monétisation d’actifs IP : l’amélioration du résultat net réduit la pression de trésorerie à court terme, mais la société continue de dépendre de financements obligataires et de la réalisation d’opérations de valorisation pour sécuriser sa trajectoire. La lettre d’intention liée à PXT3003, potentiellement supérieure à 25 M€, constitue une source de liquidités structurante si elle se concrétise ; en revanche, le recours répété à des instruments dilutifs et la cession d’actifs stratégiques resteront des éléments suivis par les investisseurs et concurrents, qui devront apprécier l’équilibre entre levée de trésorerie et maintien de capacités scientifiques sur des programmes ARNm et LNP à fort potentiel.


