La question de reprise fibre excellence occitanie devient centrale pour les acteurs concernés. Voici les éléments essentiels à retenir.
La région Occitanie a formalisé le dépôt d’une offre de reprise pour l’usine Fibre Excellence de Saint‑Gaudens, donnant un sursis au site le plus exposé du groupe en France. Le tribunal de commerce de Toulouse a fixé un calendrier contraint : dépôt possible jusqu’au 24 août, amélioration des propositions autorisée jusqu’au 3 septembre et examen des dossiers à huis clos le 8 septembre.
Reprise fibre excellence occitanie : points clés
Le dossier en cours ne concerne que l’unité de Saint‑Gaudens, l’autre site du groupe étant déjà engagé vers la liquidation à Tarascon. L’offre reçue est qualifiée d’indicative et s’accompagne d’un dépôt de 2 M€ présenté comme avance sur l’investissement nécessaire au redémarrage. Les contours du repreneur restent flous : la presse évoque un grand groupe industriel français, parfois décrit comme alsacien ou actif dans le bâtiment, sans confirmation publique.
La décision de repousser l’échéance contraste avec le rejet, fin juillet, de la proposition portée par Matthieu Pigasse, jugée irrecevable par le tribunal en raison de conditions suspensives non levées ; le dossier Pigasse avait notamment reposé sur des contreparties publiques attendues (énergie, approvisionnement bois, quotas carbone) qui n’ont pas été accordées par l’État rappelle BFMTV. Parallèlement, le groupe Soprema a été cité comme candidat potentiel et dispose officiellement d’un délai pour préciser son projet selon Usine Nouvelle.
Si la relance du site est stratégique pour l’approvisionnement en pâte à papier en France, le calendrier judiciaire laisse peu de marge : le tribunal a évoqué une possible liquidation si aucune offre jugée solide n’était validée, avec une date de bascule évoquée mi‑septembre. Sur le plan social, les protagonistes parlent de préservation de l’emploi et des GIE locaux, mais aucun engagement consolidé n’a été publié à ce stade.
La suite dépendra de la consolidation financière et industrielle des propositions et de leur capacité à lever les verrous logistiques et réglementaires — énergie, bois, et compétitivité — qui ont déjà fait échouer une première tentative de reprise.
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