reprise de Duralex : un dossier industriel et social délicat
La verrerie Duralex a été placée en redressement judiciaire pour la cinquième fois mi-juin, relançant une course aux repreneurs où le nom du stéphanois Carlesimo revient en tête de liste. Le groupe, qui affiche environ 282 salariés, se positionne comme un spécialiste des reprises industrielles et veut cette fois capitaliser sur l’expérience acquise lors du précédent dossier Duralex de 2024.
Lors de cette première tentative, Carlesimo avait proposé de reprendre 76 salariés sur 226, une offre qui illustre le compromis souvent imposé entre maintien d’une activité viable et réduction des coûts salariaux. Le recours répété aux procédures judiciaires témoigne d’une fragilité structurelle : l’entreprise pâtit d’un marché domestic perdu face à des concurrents à bas coût et d’un plan produit incapable de compenser la pression sur les prix.
Les informations publiques confirment la candidature de Carlesimo et détaillent son profil industriel ; le portrait du repreneur est disponible dans la presse économique locale et nationale dans La Tribune. En filigrane, l’affaire pose la question plus large des modèles de reprise en France : concessions sur l’emploi, maintien partiel d’un outil de production, ou liquidation ordonnée quand l’activité n’est plus soutenable, comme l’illustrent d’autres opérations industrielles récentes rapportées par CFNEWS.
Une rumeur, relayée par certains titres, évoque la possible implication de Cédric Meston, qui a repris Tupperware France en 2025 et pilote la marque HappyVore ; les éléments accessibles ne permettent toutefois pas aujourd’hui d’établir un lien fiable entre son dossier et Duralex. Les repreneurs officiels devront déposer des offres fermes dans les prochains jours, et le tribunal fixera ensuite un calendrier de validation ou d’audience.
Concrètement, l’enjeu pour le tribunal et les candidats est triple : empêcher la disparition du savoir-faire verrier, sécuriser des commandes suffisamment récurrentes pour redresser la trésorerie, et limiter le nombre de suppressions d’emplois. Le calendrier judiciaire et la capacité des repreneurs à présenter un plan commercial crédible décideront de l’avenir du site.
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