Gaumont : points clés
Le Conseil d’administration de GAUMONT a arrêté les comptes au 10 septembre 2026 ; les états ont fait l’objet d’un examen limité des commissaires aux comptes. Le chiffre d’affaires consolidé du premier semestre 2026 s’élève à 84 972 k€, soit une hausse de 32 % par rapport aux 64 253 k€ du 30 juin 2025. La perte consolidée part du groupe est de 1 279 k€ au 30 juin 2026, contre une perte de 5 007 k€ un an plus tôt.
Le sommaire
Au 30 juin 2026, les capitaux propres part du groupe totalisent 164 071 k€ (-1 % depuis le 31/12/2025) et la trésorerie nette ressort à 47 020 k€. L’endettement financier net (hors dette IFRS 16) est négatif de 39 307 k€, reflétant une position de trésorerie nette. Le tableau des flux montre un flux net de trésorerie généré par l’activité de 38 476 k€ et des investissements nets de 43 526 k€.
Performance par segment opérationnel
La production et distribution de films cinématographiques expliquent la plus grande part du chiffre d’affaires : 50 614 k€ au 30 juin 2026 (contre 36 161 k€ au 30/06/25). Le résultat opérationnel de ce segment, avant frais de structure et incluant les coûts et financements dédiés, atteint 15 273 k€ (18 % du chiffre d’affaires de l’activité) contre 11 008 k€ au premier semestre 2025.
La production et distribution d’œuvres audiovisuelles a généré 28 271 k€ de chiffre d’affaires au 30 juin 2026 (22 465 k€ en 2025) mais un résultat avant frais de structure ramené à 3 647 k€ (4 % du CA) contre 5 993 k€ l’an dernier, reflétant un recul de la rentabilité opérationnelle sur ce segment.
Les activités de holding et immobilières ont dégagé 4 037 k€ de revenus et un résultat avant frais de structure de 2 082 k€. Les prestations de services de production affichent 1 680 k€ de chiffre d’affaires et un résultat de 97 k€ avant frais de structure.
Sur la production cinématographique, la distribution en salles en France a rapporté 12 866 k€ (9 752 k€ au 30/06/25) ; quatre titres sortis au semestre ont totalisé 4,2 millions d’entrées (vs 3,6 M en S1 2025). Les ventes de droits à l’export ont progressé, à 16 513 k€ contre 8 857 k€ l’exercice précédent, tirées notamment par la disponibilité de titres récents adaptés à l’exportation.
Investissements, trésorerie et endettement
Les investissements nets du semestre se montent à 43 526 k€, dont 37 644 k€ affectés aux œuvres (12 458 k€ pour le cinéma, 25 186 k€ pour l’audiovisuel). Aucun investissement dans les filiales et participations n’a été réalisé sur la période.
La variation nette de trésorerie est négative de 17 331 k€ sur le semestre ; la trésorerie est passée de 64 351 k€ à l’ouverture à 47 020 k€ à la clôture. Les flux d’exploitation ont généré 38 476 k€ tandis que les flux de financement ont entraîné une diminution nette des dettes financières de 11 557 k€, comprenant notamment le remboursement d’un prêt de refinancement pour 4 688 k€ et le remboursement d’un Prêt Garanti par l’État (PGE) pour 6 250 k€.
Gaumont a mis en place en mai 2026 un avenant au contrat de prêt initial, ouvrant une ligne de crédit renouvelable de 50 000 k€ sur deux ans assortie de trois ratios semestriels et d’un nantissement de titres du catalogue comme condition de tirage ; aucun tirage n’était réalisé au 30 juin 2026. Le groupe indique disposer, hors acquisitions éventuelles, de la trésorerie disponible, des flux d’exploitation et des lignes de refinancement nécessaires pour ses besoins de financement en France, avec recours à des crédits dédiés et à la cession de créances pour ses opérations à l’étranger.
Résultat, éléments non récurrents et structure des coûts
Le compte de résultat semestriel fait apparaître un résultat opérationnel négatif de 1 723 k€. Les charges nettes de structure se montent à 21 912 k€ sur le semestre, en légère baisse par rapport aux 23 511 k€ du S1 2025. Les coûts nets de financement des besoins généraux s’élèvent à 510 k€, en retrait par rapport à 1 543 k€ l’an dernier, et le résultat net par action s’établit à -0,41 € (en base 3 119 923 actions en circulation).
Le résultat global pour la période, après éléments autres que le résultat, est une perte de 1 010 k€ (part du groupe -1 006 k€), incluant notamment des variations de conversion negatives et des impacts de juste valeur des instruments de couverture. Gaumont précise qu’aucune norme IFRS applicable depuis le 1er janvier 2026 n’a eu d’effet sur les comptes au 30 juin 2026.
Consulter la version déposée du rapport semestriel (communiqué officiel) : GAUMONT — Rapport financier semestriel au 30 juin 2026 (PDF).
Pour des comparaisons de publications semestrielles et de refinancement, voir notamment nos dossiers internes : La Banque Postale Home Loan SFH renforce son refinancement, LBP HOME LOAN SFH publie son rapport semestriel et GROUPE PIZZORNO ENVIRONNEMENT publie son rapport semestriel.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Mise en perspective
La publication confirme une dynamique commerciale renforcée sur le premier semestre : chiffre d’affaires en hausse, amélioration du résultat net consolidé et conversion de flux d’exploitation positifs en trésorerie malgré un niveau d’investissement soutenu. Pour les investisseurs et partenaires financiers, la position de trésorerie nette et le remboursement du PGE réduisent le risque de refinancement à court terme, mais la disponibilité non tirée de la nouvelle ligne renouvelable et les ratios semestriels attachés à celle‑ci seront suivis de près. Pour les concurrents et distributeurs, l’accroissement des ventes à l’export et le poids des recettes salles illustrent la résilience commerciale des titres récents ; la non-linéarité de l’activité de production implique toutefois que la performance semestrielle reste partielle et dépendante du calendrier de sorties et des livraisons audiovisuelles.


