Remy cointreau : points clés
L’assemblée générale de REMY COINTREAU (SIREN 302178892, LEI 5493004V6A3Z027YT216) réunie le 21 juillet 2026 a fixé le dividende ordinaire au titre de l’exercice 2025-26 à 0,75 € par action, composé de 0,50 € versés en numéraire et de 0,25 € assorti d’une option permettant aux actionnaires d’être payés en numéraire ou en actions nouvelles. La période d’option était ouverte du 30 juillet au 14 septembre 2026 inclus.
Le sommaire
- Remy cointreau : points clés
- Résultat de l’option et modalités d’émission
- Calendrier et conditions de règlement-livraison
- Impact sur la trésorerie et la structure du capital
- Calcul simplifié et cohérence des montants
- Conséquences pour les actionnaires et les marchés
- Aspects réglementaires et pratiques
- Contacts
- Articles pour aller plus loin
Résultat de l’option et modalités d’émission
Au terme de la période d’option, 76,8 % des droits ont été exercés en faveur du paiement du dividende sous forme d’actions. Pour satisfaire ces choix, REMY COINTREAU procédera à l’émission de 256 395 actions nouvelles.
Le prix d’émission retenu pour ces actions est de 39,21 € par action. Ce prix correspond à 90 % de la moyenne des cours cotés sur Euronext lors des vingt séances précédant la date de l’assemblée générale, diminuée du montant du dividende, et arrondi au centime d’euro supérieur, conformément aux modalités approuvées. Ce mécanisme — fixation d’un prix d’émission à une décote limitée par rapport à la moyenne boursière hors dividende — est couramment utilisé pour encourager l’adhésion des actionnaires à l’option en actions tout en limitant l’impact dilutif immédiat.
Calendrier et conditions de règlement-livraison
Le règlement-livraison des actions nouvelles et leur admission aux négociations sur Euronext interviendront le 1er octobre 2026. Ces actions porteront jouissance au 1er avril 2026 (début de l’exercice en cours) et seront intégralement assimilées aux actions déjà en circulation. Le dividende en numéraire restant dû aux actionnaires n’ayant pas opté pour des actions sera également versé le 1er octobre 2026.
La date d’admission et la jouissance rétroactive au début de l’exercice ont pour effet d’aligner les droits attachés aux actions nouvelles sur ceux des actions existantes, ce qui évite des effets comptables ou de gouvernance atypiques entre actionnaires anciens et nouveaux.
Impact sur la trésorerie et la structure du capital
Le versement du dividende 2025-26 entraînera une sortie de trésorerie de 29,2 M€ pour REMY COINTREAU, comparée à 58,8 M€ pour l’exercice 2024-25. La part significative des actionnaires ayant opté pour des actions (76,8 %) a réduit la sortie de trésorerie nette puisque le paiement correspondant à la fraction du dividende distribuée en titres donne lieu à une émission d’actions nouvelles plutôt qu’à un décaissement.
Après l’émission des 256 395 actions nouvelles, le capital social du groupe s’établit à 84 554 038,40 €, divisé en 52 846 274 actions d’une valeur nominale de 1,60 €. À titre de vérification arithmétique, le nombre d’actions en circulation avant cette émission s’établissait à 52 589 879 actions (52 846 274 – 256 395).
La dilution théorique liée à cette opération peut être mesurée par le ratio d’augmentation du nombre d’actions : 256 395 actions nouvelles représentent environ 0,49 % du capital après émission (256 395 / 52 846 274 ≈ 0,00485), soit une dilution marginale pour les indicateurs par action (bénéfice par action, cash-flow par action, etc.).
Calcul simplifié et cohérence des montants
Une lecture simplifiée des flux montre la logique de l’opération : le montant total converti en actions résulte de la multiplication du nombre d’actions en circulation par le montant du dividende optionnel (0,25 €) et par la proportion d’option en actions (76,8 %), puis de la division par le prix d’émission retenu. Appliquée sur la base des 52 589 879 actions antérieures à l’émission, cette estimation donne un ordre de grandeur proche des 256 395 titres effectivement émis, en tenant compte des arrondis et des modalités pratiques d’allocation (nombre entier d’actions attribuables et éventuelles règles d’arrondis prévues par le règlement).
Au plan de la trésorerie, l’option en actions a pour conséquence immédiate de préserver la liquidité du groupe : plutôt que d’augmenter la sortie de trésorerie liée au dividende, l’entreprise échange une part des obligations de paiement contre un accroissement du capital et des réserves. Ce choix stratégique peut être motivé par la volonté de conserver des réserves de liquidité pour des investissements, des opérations de croissance ou simplement pour renforcer la flexibilité financière face à l’environnement économique.
Conséquences pour les actionnaires et les marchés
Pour les actionnaires ayant opté pour les actions nouvelles, le principal avantage est de convertir un versement en numéraire en une position en capital sans supporter immédiatement un décaissement. À l’inverse, ceux ayant choisi le numéraire reçoivent le montant en espèces et ne subissent pas de dilution. Les investisseurs doivent toutefois intégrer l’effet dilutif marginal sur les indicateurs par action et, selon leur stratégie, évaluer si la détention de titres supplémentaires correspond à leurs attentes.
Sur le plan boursier, l’annonce d’une forte proportion d’option en actions est souvent perçue comme favorable à la liquidité et à la trésorerie de l’entreprise. Toutefois, l’émission d’actions nouvelles peut exercer une pression modératrice sur le cours à court terme en raison de l’augmentation de l’offre et de l’effet d’information sur la valorisation ; le prix d’émission, fixé à 90 % de la moyenne boursière net dividende, est précisément conçu pour rendre l’option attractive sans créer un discount excessif.
Aspects réglementaires et pratiques
L’opération s’inscrit dans le cadre des dispositions réglementaires et statutaires applicables aux opérations de distribution et d’émission d’actions. REMY COINTREAU a communiqué cette information par voie officielle et par dépôt auprès de l’Autorité des marchés financiers, conformément aux obligations d’information du marché. Les actionnaires concernés ont reçu les modalités précises de l’exercice de leur option et le traitement administratif des demandes d’arrondis éventuels.
Il est recommandé aux actionnaires de consulter leur conseiller fiscal ou financier pour apprécier les conséquences personnelles de l’option entre numéraire et actions, notamment en matière d’imposition des dividendes, de plus-values potentielles et de tenue de portefeuille.
Contacts
Contacts fournis dans le communiqué : relations investisseurs — Célia d’Everlange ; relations médias — Mélissa Lévine.
Source : communiqué officiel déposé sur le site de l’Autorité des marchés financiers et disponible via le dépôt OAM 169452_20260917 et le document PDF associé FCBWR169452_20260917.pdf.


