La question de projet parc dragon ball arabie saoudite devient centrale pour les acteurs concernés. Voici les éléments essentiels à retenir.
Un milliard d’euros, 22 000 emplois promis et un parc à thème Dragon Ball en guise de fer de lance : le projet porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF, devait redonner vie à l’ancien site de Mirapolis, à Courdimanche (Val-d’Oise). Pourtant, à moins de deux semaines de la visite officielle de Mohammed ben Salmane en France, les engagements financiers de Riyad restent aussi flous que les délais de réalisation.
Les réunions se succèdent depuis avril entre l’Élysée, la région Île-de-France et les collectivités locales, mais aucun document public ne confirme le montant avancé par la presse. « On est encore au stade des discussions préliminaires », reconnaît une source proche du dossier, citée par BFMTV. Qiddiya Investment Company, spécialisée dans les loisirs et le sport, n’a pas non plus communiqué de calendrier, ni même une date de lancement des travaux. Un silence qui contraste avec les annonces répétées d’Emmanuel Macron, qui recevra le prince héritier saoudien les 23 et 24 août.
Pour les élus locaux, l’enjeu est double : sécuriser des retombées économiques immédiates tout en évitant une dépendance excessive à un investisseur souverain dont les priorités peuvent changer du jour au lendemain. « Les arbitrages du PIF sont souvent dictés par des considérations géopolitiques, pas par des logiques de rentabilité locale », souligne un consultant en attractivité territoriale. Une prudence d’autant plus justifiée que le projet suscite déjà des tensions avec les acteurs historiques du secteur, comme Disneyland Paris et le Parc Astérix, qui voient d’un mauvais œil l’arrivée d’un concurrent financé par des fonds publics saoudiens.
Les autorités régionales et les communes concernées multiplient les études d’impact et les auditions d’experts pour évaluer les effets sur l’emploi, l’habitat et les infrastructures routières. Des scénarios de cofinancement, garanties bancaires et clauses de sortie sont évoqués pour limiter le risque financier des collectivités si les fonds annoncés ne se matérialisaient pas. Les acteurs économiques locaux insistent sur la nécessité d’un cahier des charges précis et de contreparties claires en matière d’embauche locale et de préservation environnementale.
Sur le plan politique, ce dossier s’inscrit dans un contexte plus large de relations franco-saoudiennes et d’investissements étrangers massifs portés par des fonds souverains. Certains observateurs estiment que la finalisation d’un accord dépendra autant d’arbitrages diplomatiques que d’études économiques. À défaut d’engagement ferme à court terme, le projet Dragon Ball risque de rester, pour plusieurs mois encore, une promesse en suspens au centre d’une négociation serrée entre intérêts publics et privés.
En attendant, les collectivités franciliennes continuent de compter sur des effets d’annonce pour relancer un territoire en quête d’attractivité, mais elles réclament désormais des preuves tangibles avant d’engager des mesures structurelles ou des terrains. La prudence est de mise alors que le calendrier politique pourrait accélérer ou retarder définitivement le dossier.
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