La question de projet parc dragon ball île-de-france devient centrale pour les acteurs concernés. Voici les éléments essentiels à retenir.
L’Élysée a discrètement accéléré le dossier. Valérie Pécresse a confirmé sur TF1 que la Région Île-de-France travaille depuis dix-huit mois avec Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF), sur un parc d’attractions Dragon Ball à Courdimanche (Val-d’Oise). Le site choisi, l’ancien parc Mirapolis fermé en 1991, accueillerait un investissement dépassant le milliard d’euros, selon plusieurs sources concordantes.
Le projet, encore non officialisé, s’inscrit dans la stratégie d’expansion internationale du PIF, déjà actionnaire de référence d’Electronic Arts et en passe de racheter d’autres actifs dans le divertissement. Qiddiya, sa branche dédiée aux loisirs, mise sur un positionnement haut de gamme pour concurrencer directement Disneyland Paris et le Parc Astérix, distants d’une cinquantaine de kilomètres. Les réunions récentes, impliquant la préfecture de région et les communes concernées, ont porté sur les autorisations foncières et les infrastructures d’accueil, sans calendrier précis à ce stade.
Les acteurs historiques du secteur observent avec méfiance. Le Puy du Fou a publiquement critiqué le projet, dénonçant un risque de « dilution de l’identité culturelle française ». Pour les investisseurs locaux, l’enjeu dépasse le seul secteur des loisirs : le montage financier, s’il se concrétise, pourrait servir de modèle pour d’autres actifs touristiques en France, avec des capitaux saoudiens en quête de diversification.
Reste une inconnue de taille : le montant exact de l’investissement. Les estimations oscillent entre 1,1 et 1,3 milliard d’euros, mais aucun engagement ferme n’a été rendu public. Les discussions, menées dans un relatif secret, pourraient encore achopper sur les arbitrages politiques et les contraintes d’aménagement du site, situé en zone périurbaine sensible.
Si le projet aboutit, il marquerait l’entrée d’un nouvel acteur majeur sur le marché français des parcs de loisirs, avec des retombées potentielles sur l’emploi et les infrastructures locales. Une perspective qui inquiète déjà les opérateurs en place, confrontés à un concurrent doté d’une puissance financière sans équivalent dans le secteur.
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