La question de daher division industrie redressement devient centrale pour les acteurs concernés. Voici les éléments essentiels à retenir.
L’avionneur et équipementier aéronautique Daher a acté une refonte managériale inédite pour sa division industrie. Trois dirigeants se partageront désormais les responsabilités opérationnelles et stratégiques, une première dans l’histoire du groupe familial. Cette décision intervient alors que la branche, qui pèse près de 40 % du chiffre d’affaires global, affiche des performances en retrait depuis deux exercices et doit répondre à des objectifs de rentabilité plus exigeants.
Le triumvirat sera composé de responsables internes, dont deux promus en interne et un recrutement externe ciblé sur l’expertise en redressement industriel. Leur mandat : relancer la compétitivité face à des concurrents comme Latécoère ou Spirit AeroSystems, tout en sécurisant les contrats de sous-traitance pour Airbus et Boeing, qui représentent 65 % du carnet de commandes. Le trio devra établir des indicateurs clairs de performance, prioriser les programmes à haute valeur ajoutée et réduire les gaspillages industriels sur les sites de production.
Cette réorganisation s’accompagne d’un recentrage des activités. Daher a inauguré début juillet un nouveau centre de support à Jonzac-Neulles, doté de 3 500 m² et d’une capacité de maintenance pour 120 appareils par an. L’objectif affiché est de réduire les délais de livraison de 20 %, alors que les retards ont coûté 18 M€ de pénalités en 2025. L’investissement structurel vise aussi à moderniser les processus de maintenance, à digitaliser les flux logistiques et à renforcer les compétences techniques locales, avec des recrutements ciblés sur les métiers de la chaîne de maintenance.
Le modèle à trois têtes, inspiré de précédents industriels cités en exemple dans le secteur, veut éviter les silos tout en clarifiant les responsabilités. Des groupes internationaux ont multiplié les réorganisations et plans d’économies pour regagner en compétitivité, comme le montre notamment un exemple de plan massif mené par d’autres acteurs du CAC40 référencé en 2024-2026. Les analystes restent prudents : “La réussite dépendra de la capacité à aligner les équipes sur des objectifs communs, sans duplication des coûts”, note un consultant en aéronautique. Les prochains trimestres seront scrutés pour mesurer l’impact concret sur la marge opérationnelle et le carnet de commandes.
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