Vivendi se : points clés
VIVENDI SE (SIREN 343134763, LEI 969500FU4DRAEVJW7U54) publie une déclaration de franchissement de seuils reçue le 1er octobre 2026, au titre de l’article L. 233‑7 du code de commerce. Le document précise que la société J.P. Morgan Chase & Co., représentée via CT Corporation (1209 Orange Street, Wilmington, États‑Unis), a déclaré avoir, le 28 septembre 2026, franchi indirectement en baisse les seuils de 5% du capital et des droits de vote de VIVENDI SE. La publication rappelle que l’avis relève de la seule responsabilité du déclarant et n’a pas fait l’objet d’une vérification par l’Autorité des marchés financiers. Le communiqué officiel est consultable sur le dépôt OAM info‑financiere.gouv.fr et dans le PDF transmis par le déclarant FC307650720_20261016.pdf.
Le sommaire
Position déclarée et répartition
J.P. Morgan Chase & Co. indique détenir indirectement 46 128 587 actions VIVENDI SE, représentant 4,62% du capital et 4,48% des droits de vote, sur la base d’un capital composé de 997 771 611 actions et de 1 029 548 804 droits de vote. La répartition par entité contrôlée est détaillée dans la déclaration : J.P. Morgan Securities LLC détient 1 106 754 actions (0,11% du capital et des droits de vote) ; J.P. Morgan Securities plc détient 39 664 371 actions (3,98% du capital et 3,85% des droits de vote) ; J.P. Morgan Structured Products B.V. détient 11 106 actions (mentionnées comme « ns » pour le pourcentage) ; J.P. Morgan Chase Bank, National Association détient 5 346 356 actions (0,54% du capital et 0,52% des droits de vote). Le communiqué précise que ce franchissement à la baisse résulte d’une cession d’actions VIVENDI SE effectuée sur le marché.
Nature des instruments et modalités de prise en compte
La notice distingue les positions effectives et celles résultant de contrats financiers. J.P. Morgan Securities LLC explique que ses 1 106 754 actions comprennent 721 743 actions associées à un contrat conférant au dépositaire le droit de rappel des titres à tout moment, et 385 011 actions résultant d’un contrat de type « third party depository receipt where right of use held », conférant un droit d’utilisation immédiat des actions concernées. Pour J.P. Morgan Securities plc, la détention de 36 340 418 actions est liée à la détention de 40 contrats « equity swap » à règlement en espèces, exerçables entre le 12 novembre 2026 et le 29 septembre 2031 ; la société précise que ces positions sont prises en compte sur la base d’un delta égal à 1. Enfin, J.P. Morgan Structured Products B.V. indique détenir 11 106 actions découlant d’un contrat de type « call option » à règlement en espèces, exerçable jusqu’au 2 janvier 2099.
Impacts formels et précision réglementaire
La déclaration fait explicitement référence aux articles L. 233‑9 I, 4° et 4° bis du code de commerce et aux articles 223‑14 IV et V du règlement général de l’AMF pour le mode de prise en compte des instruments financiers dans le calcul des seuils. Le document rappelle la méthode utilisée pour convertir les positions dérivées en nombre d’actions prises en compte et précise les périodes d’exercice des instruments concernés. La base chiffrée retenue pour le calcul des pourcentages est fournie en note de bas de page : 997 771 611 actions et 1 029 548 804 droits de vote.
Pour mémoire, des mouvements comparables de participation par J.P. Morgan au sein d’autres groupes cotés ont été précédemment publiés ; pour comparaison opérationnelle, voir notamment notre synthèse sur la réduction de participation de J.P. Morgan dans Ubisoft Entertainment JP Morgan réduit sa participation dans UBISOFT ENTERTAINMENT et d’autres opérations de réduction de participations versus franchissements de seuils, comme pour Accor Parvus réduit sa participation dans ACCOR sous 15 % ou Vallourec FMR LLC réduit sa participation dans VALLOUREC.
Mise en perspective
La communication formalise une sortie partielle de J.P. Morgan de la zone au‑dessus de 5% du capital et des droits de vote de VIVENDI SE ; elle traduit moins un changement de contrôle qu’un ajustement de positions globales qui combine titres physiques et instruments dérivés. Pour les investisseurs, la baisse sous le seuil de 5% réduit les obligations de transparence liées au franchissement vers le haut mais conserve une exposition significative via swaps et options ; pour la gouvernance de VIVENDI SE, la dilution formelle des droits de vote est limitée à court terme, tandis que la persistance d’instruments cash‑settled et de contrats conférant des droits d’usage laisse subsister une influence économique potentielle. Enfin, pour les concurrents et acteurs du marché, ce type d’opération illustre la fréquence des ajustements tactiques de portefeuilles par grandes banques d’investissement, où ventes sur le marché et recourss à des dérivés coexistent pour gérer l’exposition sans transférer systématiquement la titularité définitive des actions.
À court terme, le franchissement à la baisse devrait avoir un impact limité sur le cours de VIVENDI SE, compte tenu de la part restante et des instruments cash‑settled. Les intervenants de marché surveilleront toutefois l’évolution des positions dérivées et la possibilité d’exercices d’options ou d’ajustements de swaps, qui peuvent se traduire par des flux futurs significatifs. Les actionnaires et les organes de gouvernance garderont un intérêt particulier pour toute opération susceptible d’entraîner une modification durable des droits de vote. Enfin, les autorités de marché et les contreparties sont susceptibles d’exiger des clarifications supplémentaires si des positions complexes rendent difficile l’évaluation de l’exposition effective. Les investisseurs souhaitant approfondir doivent suivre les futures publications réglementaires et les communiqués complémentaires du déclarant.


