Teleperformance se : points clés
Le 24 août 2026, TELEPERFORMANCE SE (SIREN 301292702) a publié une déclaration de franchissement de seuil au titre de l’article L. 233-7 du code de commerce. Le document précise qu’un courrier reçu le 21 août 2026 fait état d’un franchissement en hausse intervenu le 18 août 2026 par la société Morgan Stanley, agissant indirectement par l’intermédiaire de sociétés qu’elle contrôle. La déclaration a été déposée auprès de l’Autorité des marchés financiers via l’OAM ; le texte officiel est consultable dans le dépôt PDF publié par l’OAM.
Le sommaire
Source : Communiqué OAM — TELEPERFORMANCE : Décision de franchissement de seuil.
Position déclarée et base de calcul
Morgan Stanley déclare détenir indirectement 3 005 564 actions TELEPERFORMANCE, représentant 5,02 % du capital et 4,89 % des droits de vote. Le franchissement résulte d’acquisitions d’actions hors marché. La déclaration indique que le capital pris en compte est composé de 59 874 365 actions représentant 61 507 515 droits de vote, conformément à l’application du 2e alinéa de l’article 223-11 du règlement général.
Instruments et assimilations pris en compte
La déclaration distingue les détentions physiques et les positions assimilées via divers instruments financiers, conformément aux articles L. 233-9 I et 223-14 du règlement général :
– Morgan Stanley & Co. International plc : (i) 67 726 actions résultant d’un contrat de “right to recall” ; (ii) 85 000 actions issues d’un contrat de “put option” à dénouement physique, exerçable jusqu’au 18 décembre 2026 au prix unitaire de 40,00 € ; (iii) 78 000 actions liées à un contrat de “call option” à dénouement physique, exerçable entre le 18 septembre 2026 et le 18 juin 2027, à des prix unitaires compris entre 50,00 € et 82,78 €.
– Morgan Stanley & Co. LLC : 253 018 actions résultant d’un contrat de “right to recall”.
– Prime Dealer Services Corp. : 45 208 actions résultant d’un contrat de “right to recall”.
Au titre des détentions assimilées en espèces (article L. 233-9 I, 4° bis) : Morgan Stanley & Co. International plc signale (i) 170 actions liées à des “retail structured products” (dénouement en espèces), exerçables entre août 2075 et mai 2076 (position prise sur la base d’un delta de 0,10), (ii) 534 actions issues d’un “call option” à dénouement en espèces, exerçable jusqu’au 27 août 2026 (delta retenu 0,05), et (iii) 332 852 actions résultant de contrats “equity swaps” à dénouement en espèces, exerçables entre mars 2027 et juillet 2028 (delta 1).
Morgan Stanley Capital Services LLC déclare, pour sa part, 1 971 643 actions prises en compte par assimilation, résultant de contrats “equity swaps” à dénouement en espèces, exerçables entre novembre 2026 et novembre 2029 (delta 1).
Aspects procéduraux et mentions réglementaires
La déclaration rappelle que sa publication relève de la responsabilité du déclarant et n’implique pas la vérification des informations par l’AMF. Les précisions communiquées reprennent les rubriques exigées par le code de commerce et le règlement général : nature de l’opération (acquisitions hors marché), date du franchissement (18/08/2026), et décomposition des instruments financiers et de leurs paramètres (dates d’exercice, prix unitaires, deltas utilisés pour estimations en base d’actifs sous-jacents).
Cette notification inclut également des indications sur la prise en compte par assimilation de positions complexes (equity swaps, options, contrats structurés retail), avec les montants et périodes d’exercice correspondants, selon les modalités prévues par la réglementation.
Liens documentaires et contexte
Le dépôt officiel et le texte de la déclaration sont accessibles via le communiqué OAM publié le 24 août 2026 : PDF de la déclaration.
Dans le contexte boursier et de gouvernance, ce franchissement de seuil intervient après d’autres mouvements d’actionnariat notifiés sur TELEPERFORMANCE, dont la récente sortie de Goldman Sachs sous le seuil de 5 % du capital, elle-même portée à la connaissance du marché par une notification antérieure. Voir aussi : Goldman Sachs passe sous les 5 % du capital de Teleperformance.
Mise en perspective
Le franchissement du seuil de 5 % par Morgan Stanley confirme une accumulation d’exposition sur TELEPERFORMANCE combinant détention directe et positions assimilées via swaps et options ; pour les investisseurs, cela signifie une prise de risque significative mais partiellement « synthétique », dont l’impact effectif sur la gouvernance dépendra d’éventuels renforts ou d’une conversion physique des instruments. Pour la concurrence et les acteurs du capital-investissement, la notification réaffirme que les grands intervenants financiers recourent à un mix d’instruments pour ajuster leur exposition sans immédiatement traduire ces positions en droits de vote proportionnels au capital posé.
Techniquement, la conversion en équivalent actionnaire s’appuie sur des deltas pour les instruments à dénouement en espèces : ces coefficients traduisent la sensibilité de l’instrument au cours de l’action et servent à estimer la fraction d’exposition dite « assimilée ». Ainsi, des equity swaps avec delta égal à 1 sont comptés comme autant d’actions économiques, alors que les options et produits structurés sont convertis selon un delta inférieur, réduisant l’équivalence en capital. Le recours à ces dispositifs peut permettre de moduler l’exposition économique tout en différant, voire évitant, l’exercice physique des droits de propriété.
Du point de vue réglementaire et marché, le franchissement déclenche des obligations de publicité qui renforcent la transparence pour les investisseurs minoritaires et les autorités de marché. Si Morgan Stanley devait augmenter sa position et franchir d’autres seuils (par exemple 10 %), de nouvelles déclarations seraient requises, avec des implications potentielles sur la gouvernance et la stratégie de l’émetteur. Entre-temps, la déclaration peut générer des réactions de court terme sur le cours en fonction de l’interprétation par les investisseurs de la qualité et de la pérennité de cette exposition.
Conséquences possibles et suites
À court terme, l’annonce peut susciter une attention accrue des analystes et des investisseurs quant à l’origine des acquisitions (hors marché) et aux modalités des instruments assimilés. À moyen terme, la conversion physique d’une partie des positions synthétiques ou de nouvelles acquisitions pourrait modifier la structure du capital et la dynamique des droits de vote. Enfin, la nécessité de suivi et de nouvelles notifications demeure : les acteurs concernés sont tenus d’actualiser leur position si des événements font évoluer la part détenue.


