Seche environnement : points clés
SECHE ENVIRONNEMENT publie des comptes semestriels consolidés affichant un chiffre d’affaires publié de 652,1 M€ et un chiffre d’affaires contributif de 607,8 M€, en hausse respective de +6,4 % et +4,8 % par rapport au 1er semestre 2025. L’excédent brut d’exploitation (EBE) progresse à 128,3 M€ (+8,5 %) et représente 21,1 % du chiffre d’affaires contributif. Le résultat opérationnel courant reste proche du niveau de l’an passé à 49,5 M€, tandis que le résultat opérationnel diminue à 45,2 M€ (-8,1 % rapporté aux 49,2 M€ de 2025).
Le sommaire
Au niveau du résultat net, le groupe enregistre un résultat net consolidé de 18,3 M€ et un résultat net part du groupe de 12,2 M€, soit un recul de 23,3 % par rapport au 1er semestre 2025. Le résultat net dilué par action ressort à 1,57 € contre 2,05 € un an plus tôt. Les éléments financiers et fiscaux mentionnés dans le rapport expliquent partiellement cette baisse : résultat financier à (19,9) M€, impôt (6,7) M€ et quote‑part dans les entreprises associées quasi nulle (-0,3 M€).
La génération de trésorerie opérationnelle demeure solide : le cash-flow opérationnel disponible atteint 72,1 M€ (+14,1 %). La trésorerie et équivalents s’élèvent à 509,7 M€ au 30 juin 2026. La dette financière nette IFRS est de 757,4 M€, conduisant à un levier financier de 2,9x, en ligne avec la cible de moyen terme du groupe. Ces éléments figurent dans le rapport semestriel déposé auprès de l’OAM.
Source : rapport financier semestriel déposé sur info‑financiere.gouv.fr.
Acquisitions, périmètre et contribution internationale
Le groupe a intensifié sa stratégie de croissance externe durant le semestre. Deux acquisitions réalisées au 1er janvier 2026 — Hidronor (Chili) et La Filippa (Italie) — ont été intégrées au périmètre et contribuent significativement aux résultats semestriels. SECHE indique un effet de périmètre de +35,8 M€ sur le chiffre d’affaires contributif et précise que ces acquisitions ont été financées par la trésorerie disponible, avec un impact sur la dette financière nette de 224 M€ au 30 juin 2026.
Performances par acquisition : Hidronor (leader chilien) présente un chiffre d’affaires semestriel de 24,8 M€ et un EBE de 12,0 M€ (rentabilité brute opérationnelle >48 % au 30/06/2026). La Filippa, ISDND en Italie du Nord, affiche un chiffre d’affaires de 11,0 M€ et un EBE de 7,9 M€, traduisant une rentabilité brute opérationnelle proche de 72 % sur le semestre. Le rapport précise que ces entités renforcent les positions industrielles et commerciales du groupe et génèrent des synergies potentielles, notamment en Italie du Nord.
Par ailleurs, le groupe a notifié à l’Autorité de la Concurrence le projet d’acquisition du « Groupe Flamme » (promesse unilatérale conclue en 2025) ; le prix convenu est d’environ 300 M€. La « phase 1 » de l’examen réglementaire est attendue au 2nd semestre 2026.
La contribution internationale soutient la croissance : l’activité hors de France représente désormais 43 % du chiffre d’affaires contributif. À périmètre constant, le chiffre d’affaires international progresse fortement (+11,8 % à change constant), soutenu par l’Amérique latine, Singapour et l’Italie.
Cash‑flow, dette, plan de performance et taxonomie
SECHE met en avant une forte conversion de l’EBE en cash avec un taux de conversion de 56 % (supérieur à l’objectif du groupe de ≥35 %). Les investissements industriels nets décaissés s’établissent à 46,9 M€ au semestre (7,7 % du CA contributif). Le besoin en fonds de roulement s’est réduit de 13,7 M€, contribuant à la génération de cash.
La liquidité disponible est indiquée à 726,4 M€ au 30 juin 2026, en baisse par rapport au 31 décembre 2025 (922,8 M€), principalement liée au décaissement net des acquisitions pour 190,9 M€. Le coût de la dette brute s’inscrit à 3,78 % sur la période, légèrement supérieur à l’année précédente, tandis que les produits de trésorerie ont progressé en raison du placement de la trésorerie active.
Sur le plan opérationnel, le groupe a lancé un plan de performance visant à générer 7 M€ d’EBE additionnel en 2026, ciblant d’abord la France et l’Espagne, avec des mesures d’économies et une sélectivité accrue des investissements industriels. Le rapport souligne également un alignement élevé aux objectifs de la Taxonomie européenne : 64 % du chiffre d’affaires est déclaré aligné aux critères taxonomiques.
Pour contexte sectoriel et comparatif, voir des exemples récents de résultats semestriels et opérations M&A : IEVA Group publie son rapport financier semestriel 2026, LARGO publie ses résultats semestriels, et Saint‑Gobain acquiert D.S. Brown pour renforcer ses réseaux.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Mise en perspective
La publication confirme que SECHE ENVIRONNEMENT compense une activité domestique plus volatile par une internationalisation accrue et par des acquisitions à forte rentabilité opérationnelle. Pour les investisseurs, la combinaison d’un ratio d’endettement maintenu sous 3x l’EBE et d’une conversion cash élevée réduit le risque de trésorerie malgré le montant des acquisitions. Pour les concurrents, l’intégration d’Hidronor et de La Filippa renforce les positions du groupe sur des marchés régionaux clés (Chili, Italie du Nord) et augmente le pouvoir de négociation sur les contrats industriels longs ; cela devrait intensifier la pression concurrentielle sur les capacités de traitement locales et sur les marges de services spécialisés. Enfin, la notification du rachat du « Groupe Flamme » au régulateur signale une volonté de consolidation en France : si l’opération aboutit, elle modifiera significativement la carte des capacités d’incinération et d’assainissement nationales et devra être suivie par les clients industriels et les autorités en charge de la concurrence.


