Eagle football group : points clés
L’Assemblée Générale Mixte d’EAGLE FOOTBALL GROUP (SIREN 421577495) réunie le 16 octobre 2026 a voté la résolution autorisant le transfert de la cotation des actions du marché réglementé Euronext Paris (compartiment B) vers le système multilatéral de négociation Euronext Growth Paris. La résolution a été adoptée à 85,73 % des voix exprimées. L’assemblée a par ailleurs validé la modification de la dénomination sociale : la société reprend sa dénomination historique « Olympique Lyonnais Groupe » et conservera l’usage commercial « OL Groupe ». Le libellé et le code mnémonique des actions deviendront respectivement « OL Groupe » et « OLG » d’ici la fin octobre 2026.
Le sommaire
Le communiqué officiel déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers précise que le conseil d’administration est habilité, pour une durée de douze mois, à mettre en œuvre le projet de transfert. Le conseil a également désigné Euroland Corporate comme listing sponsor lors de sa réunion du 3 septembre 2026.
La note publique de la société est disponible dans le dépôt officiel : communiqué OAM — dépôt PDF.
Modalités et calendrier annoncés
Le projet consiste à demander à Euronext la radiation des titres d’Euronext Paris et leur admission concomitante sur Euronext Growth, par une procédure accélérée et sans émission d’actions nouvelles, sous réserve de l’accord d’Euronext. La société indique que les porteurs d’actions n’auront aucune démarche à effectuer lors du transfert.
Le calendrier indicatif publié par la société prévoit : publication des comptes annuels et du Document d’Enregistrement Universel d’ici le 31 octobre 2026 ; dépôt de la demande de radiation/admission fin octobre 2026 ; décision d’Euronext courant décembre 2026 ; et, sous réserve de la clôture de l’OPA annoncée par Olympe Bidco, radiation d’Euronext Paris et admission sur Euronext Growth au plus tôt le 16 décembre 2026. La société précise que l’admission interviendrait au plus tôt à l’issue d’un délai de deux mois suivant l’assemblée ayant approuvé le transfert.
Le communiqué ; rappelle que le transfert n’impacte pas le calendrier de l’offre publique obligatoire annoncée par Olympe Bidco, dont le dépôt est envisagé après publication des comptes annuels au 30 juin 2026.
Conséquences réglementaires et opérationnelles
Le document décrit explicitement les effets du basculement depuis un marché réglementé vers Euronext Growth. Sur le plan de l’information, la société restera soumise aux obligations d’information permanente et continuera de diffuser les informations réglementées, de publier des informations financières trimestrielles et d’utiliser un diffuseur professionnel. L’obligation de déclaration des opérations des dirigeants subsistera.
Les règles d’information périodique seront allégées : comptes annuels et rapport de gestion devront être publiés au plus tard quatre mois après la clôture (donc au plus tard le 31 octobre), le rapport de gestion verra son contenu réduit, et le rapport semestriel devra être publié dans les quatre mois suivant la clôture du semestre (au plus tard le 30 avril). Les comptes semestriels seront dispensés d’une revue limitée par les commissaires aux comptes. La société a par ailleurs annoncé son intention d’adopter le référentiel comptable français pour l’établissement de ses comptes consolidés à compter de la publication des résultats du premier semestre 2026/2027.
Certaines obligations spécifiques aux sociétés d’Euronext Paris ne s’appliqueront plus : limitation d’ancienneté des commissaires aux comptes et procédures de sélection liées au règlement (UE) n°537/2014, obligations liées au « say on pay », et l’obligation de constituer un comité d’audit. La société indique néanmoins son intention de maintenir à court et moyen terme un comité d’audit et de poursuivre certaines bonnes pratiques.
Le régime des obligations déclaratives vis-à-vis de l’AMF évoluera : pendant trois ans après l’admission sur Euronext Growth, les franchissements de seuils de 5% à 95% continueront d’être déclarés. À l’issue de cette période, seules les déclarations portant sur le franchissement des seuils de 50 % et 90 % seront exigées, conformément au règlement général de l’AMF. Les règles relatives aux offres publiques d’acquisition resteront applicables pendant trois ans suivant l’admission : toute personne détenant directement ou indirectement plus de 30 % du capital ou des droits de vote devra déposer un projet d’offre publique selon l’article 231-1 4° du Règlement général de l’AMF. Après ce délai, le seuil déclencheur passera à 50 % pour l’obligation de dépôt d’offre.
La société attire l’attention des actionnaires sur un risque de changement possible des conditions de liquidité du titre, Euronext Growth étant un système multilatéral de négociation organisé et non un marché réglementé. Elle prévoit toutefois de maintenir à court et moyen terme le contrat de liquidité conclu avec Kepler Cheuvreux, contractuellement suspendu depuis l’annonce de l’offre publique d’Olympe Bidco.
Enfin, le communiqué liste plusieurs allègements formels relatifs aux assemblées générales (dispense de publication préalable des documents préparatoires 21 jours avant, pas d’obligation de publication des modalités de mise à disposition, possible absence de retransmission en direct, etc.).
Pour compléter le contexte réglementaire et les modalités pratiques, la société renvoie à la rubrique Questions–Réponses publiée sur son site et aux communiqués antérieurs relatifs à l’offre d’Olympe Bidco. Le dépôt officiel du communiqué est consultable via la plateforme de l’OAM : dépôt OAM — fiche de l’annonce.
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Mise en perspective
Le vote validant le transfert de cotation et la restitution de la dénomination historique officialisent un repositionnement de la société vers un marché jugé plus adapté à sa taille et à sa capitalisation. Pour les investisseurs, cela implique des changements concrets : calendrier d’information allégé, modification des obligations de transparence et, potentiellement, une moindre visibilité auprès d’une partie des investisseurs institutionnels privilégiant un marché réglementé. Pour les concurrents et acteurs du sport-business côtés, le basculement illustre la dynamique de recours à Euronext Growth comme alternative pour des ETI du secteur confrontées à des coûts et contraintes de la cote réglementée ; la période transitoire de trois ans pour les obligations de seuils et d’offres publiques maintient toutefois des verrous significatifs en matière de contrôle du capital.


