Diagnostic medical systems : points clés
DIAGNOSTIC MEDICAL SYSTEMS (DMS) publie un chiffre d’affaires consolidé non audité du 3e trimestre 2026 de 7,9 M€, en repli de -28% par rapport au 3e trimestre 2025. Le groupe détaille également les revenus des deux premiers trimestres : 10,0 M€ au 1er trimestre (-8%) et 12,2 M€ au 2e trimestre (-4%). Au cumul des neuf premiers mois, le chiffre d’affaires s’établit à 30,0 M€, en baisse de -13% sur un an.
Le sommaire
Le communiqué officiel est disponible sur le dépôt OAM : texte PDF déposé.
Évolutions par activité
Sur les neuf mois, la Radiologie pèse 22,1 M€, soit -20% versus 2025. La division Radiologie a particulièrement reculé au 3e trimestre : 4,9 M€ contre 8,8 M€ un an plus tôt, soit -44% trimestriel. DMS précise que les ventes en marque blanche (accords OEM avec Canon Medical Systems, Fujifilm Healthcare et Carestream Health) sont en recul de -32% sur neuf mois et représentent désormais 43% des ventes Radiologie, tandis que les ventes en marque propre progressent de +10% et constituent 57% de l’activité Radiologie.
En Ostéodensitométrie, la croissance se poursuit : 2,9 M€ au 3e trimestre, +34% sur un an, et 7,9 M€ sur neuf mois, soit +15%. L’ostéodensitométrie représente 26% de l’activité du groupe sur les neuf premiers mois (contre 74% pour la Radiologie).
Le groupe mentionne la livraison d’un lot de mobiles de radiologie « ! M1 Adam » dans le cadre d’un contrat ukrainien pour 120 unités ; le dernier lot de ce contrat (contrat signé en mars 2025, montant total 11 M€) sera livré au 4e trimestre 2026.
Zones géographiques et perspectives
DMS décrit une demande attentiste en Europe qui pèse sur les décisions d’achat et provoque des reports d’appels d’offres, France et Italie concentrant l’essentiel du repli européen. Sur neuf mois, l’Europe recule de -36% et représente 41% de l’activité (contre 56% un an plus tôt). Le Moyen-Orient souffre du contexte géopolitique et enregistre un recul de -50% à fin septembre, principalement sur les activités en marque blanche.
Hors Europe et Moyen-Orient, le groupe est en croissance sur toutes les autres zones : Amériques +16% sur neuf mois (Amérique du Nord +5%), Afrique +31%, CEI +57% et Océanie +85%. L’Amérique du Nord est identifiée comme un levier de croissance, avec un redressement à +5% après un recul au semestre.
Sur le plan opérationnel et financier, DMS confirme une pause de la croissance pour l’exercice 2026 mais maintient un objectif d’amélioration de la rentabilité. Le groupe vise une marge d’EBITDA de 14% dans le cadre du plan #Imaging 2027. Il rappelle que l’EBITDA du 1er semestre 2026 a atteint 2,6 M€, en hausse de +52%, représentant une marge de 11,7% (vs. 7,2% un an plus tôt), et que le résultat net semestriel est redevenu positif.
Le communiqué signale des éléments commerciaux favorables : amorce de reprise depuis mi-septembre, retours positifs lors des Journées Francophones de Radiologie (8–11 octobre 2026) autour du mobile ONYX, et un processus de référencement du partenaire américain JPI Healthcare Solutions (commercialisant le M1 ! sous la marque TrueMobile Apex) auprès d’un grand GPO américain.
DMS rappelle également la certification MDR obtenue en juin 2026 pour le mobile ONYX, ouvrant la commercialisation européenne depuis le second semestre 2026, et liste comme prochains jalons la publication du chiffre d’affaires annuel 2026 prévue le 20 janvier 2027 (calendrier susceptible de modification).
Pour comparer les thèmes financiers et contractuels abordés ici avec d’autres communications d’entreprises sur la période, voir des articles récents publiés sur LeRepèredesentreprises : SAPMER publie ses résultats semestriels S1 2026, Rising Stone organise un webinaire sur ses résultats, ENOGIA signe un contrat Green Shield.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Mise en perspective
L’annonce confirme un retournement conjoncturel pour un acteur de niche de l’imagerie médicale : la baisse des ventes en marque blanche et la concentration des pertes en Europe réduisent le volume d’affaires, mais la croissance soutenue de l’ostéodensitométrie et l’amélioration de la marge d’EBITDA montrent que DMS travaille à compenser la faiblesse de la demande par un mix produit plus rentable et par des gains d’efficacité opérationnelle. Pour les investisseurs, la lecture clé porte sur la capacité du groupe à convertir la reprise commerciale amorcée depuis mi-septembre en commandes fermes et à poursuivre la hausse de marge jusqu’à l’objectif 14% ; pour les concurrents, la recomposition du mix marque propre / OEM et le développement des zones hors Europe (Amériques, CEI, Océanie) signalent une stratégie tournée vers la diversification géographique et la montée en valeur ajoutée des ventes.
Le communiqué ne livre pas de détail exhaustif sur la trésorerie, le besoin en fonds de roulement ou le carnet de commandes à fin septembre : ces éléments seront déterminants pour évaluer la solidité financière du groupe face à une baisse du chiffre d’affaires et à la finalisation des livraisons du contrat ukrainien au 4e trimestre. Une confirmation de la capacité à générer de la trésorerie au 2e semestre renforcerait la crédibilité de l’objectif de marge EBITDA.
Risques et catalyseurs sont clairement identifiés. Parmi les risques : un maintien de la prudence en Europe, des reports d’appels d’offres, et une forte dépendance aux ventes OEM dans certains marchés. Parmi les catalyseurs potentiels : la commercialisation européenne du mobile ONYX après certification MDR, le référencement du partenaire américain auprès d’un GPO, et la conversion des leads observés depuis mi-septembre en commandes fermes.
Pour les investisseurs et analystes, les points à suivre dans les prochaines semaines sont donc la publication du chiffre d’affaires annuel 2026 (20 janvier 2027), l’évolution du carnet de commandes, la confirmation de la trajectoire de marge EBITDA vers 14% et la tenue des livraisons pour les contrats en cours. À court terme, la prudence reste de mise, mais les jalons réglementaires et partenariaux offrent des leviers de reprise si la demande commerciale se concrétise.


