Banque palatine : points clés
Le conseil d’administration de Banque Palatine (SIREN 542104245) a renouvelé le mandat de Didier Moaté en tant que directeur général pour cinq ans lors de sa séance du 3 février 2026. Nathalie Bulckaert-Grégoire conserve son poste de directrice générale déléguée jusqu’en février 2030. L’assemblée générale du 26 mai 2026 a reconduit Jérôme Terpereau et Sabine Calba comme administrateurs pour quatre ans, tandis que Pierre Foucry et Carine Chesneau ont été nommés en remplacement de Bruno Goré et Bernard Dupouy. Vincent Alhenc-Gelas a également été désigné comme représentant permanent de BPCE SA, succédant à Marjorie Cozas.
Le sommaire
La banque a dévoilé une nouvelle identité visuelle en cohérence avec son plan stratégique Palatine 2030, élaboré en 2024 autour de sa raison d’être : « Maison de banque depuis 1780, nous façonnons nos savoir-faire, notre agilité et une culture d’excellence pour être le partenaire de confiance de nos clients, Entreprises et Banque Privée ». Ce plan s’articule autour de trois piliers (collaborateurs, clients, risques) et sept indicateurs clés, avec un avancement jugé significatif après une année de mise en œuvre.
Contexte économique et impacts sur l’activité
Le premier semestre 2026 a été marqué par un environnement géopolitique dégradé, notamment au Moyen-Orient, entraînant une flambée des prix de l’énergie et une révision à la baisse des prévisions de croissance mondiale à 2,5 % par la Banque Mondiale. Aux États-Unis, l’activité économique a montré une résilience relative (PMI Composite à 51,9 en juin), mais l’inflation a accéléré à 4,2 % en mai, poussant la Fed à maintenir ses taux directeurs entre 3,50 % et 3,75 %. En Zone Euro, la croissance s’est contractée de 0,2 % au premier trimestre, avec une inflation à 2,8 % en juin, conduisant la BCE à relever ses taux de 25 points de base en juin (taux de dépôt à 2,25 %).
Dans ce contexte, Banque Palatine a enregistré une progression de son produit net bancaire (PNB) de 6,4 % à 213 millions d’euros, portée par une hausse de 10,7 % de la marge d’intérêts à 154,6 millions d’euros. Les commissions nettes ont toutefois reculé de 2 % à 51,6 millions d’euros, en raison d’un environnement défavorable sur les expertises métiers et d’une baisse des frais de dossier liés à la production de crédits.
Performances commerciales et gestion d’actifs
Sur le marché des entreprises, la banque a maintenu une conquête stable avec 111 nouvelles relations (contre 112 en 2025), portant son fonds de commerce à 3 418 entreprises réalisant plus de 15 millions d’euros de chiffre d’affaires. La production de crédits à moyen et long terme a cependant reculé de 5,4 % à 1 220,8 millions d’euros, tandis que les encours de crédit se sont légèrement tassés de 1,49 % à 6 879,7 millions d’euros. Les ressources bilantielles ont en revanche progressé de 6,12 % à 11 790,3 millions d’euros.
L’activité de banque privée a affiché une dynamique soutenue, avec 801 nouveaux clients (+6,8 % sur un an) et une collecte brute en hausse de 22,5 % à 386 millions d’euros, dont 233 millions d’euros en comptes titres et 153 millions d’euros en assurance vie. Les encours d’épargne financière ont progressé de 1,9 % à 3,6 milliards d’euros, tandis que la production de crédits immobiliers a bondi de 17,2 % à 327 millions d’euros.
Chez Palatine Asset Management (PAM), l’actif sous gestion s’est maintenu à 3,9 milliards d’euros, malgré une décollecte nette de 152 millions d’euros, compensée par un effet marché positif de 148 millions d’euros. Le fonds Palatine Planète a surperformé avec un gain de 24,2 % au premier semestre, tandis que Palatine Amérique a confirmé l’efficacité de son modèle d’intelligence artificielle. PAM a également engagé une diversification internationale, notamment au Luxembourg, en Suisse romande et en Espagne.
Comptes consolidés et risques
Le bénéfice net consolidé IFRS s’élève à 53,5 millions d’euros au 30 juin 2026, en hausse de 24,7 % par rapport à 2025. Le coût du risque s’établit à 25,1 millions d’euros (31 points de base des expositions clientèle), avec un taux de provisionnement des créances douteuses à 43,2 % (50,1 % hors PGE). Le bilan consolidé atteint 19,1 milliards d’euros, en baisse de 205 millions d’euros par rapport à fin 2025, avec une stabilisation des capitaux propres à 1,2 milliard d’euros.
Les commissaires aux comptes Forvis Mazars et Deloitte & Associés ont émis une conclusion sans réserve sur les comptes semestriels résumés, après un examen limité conforme à la norme IAS 34. Aucun événement post-clôture n’a été identifié comme susceptible d’affecter significativement la situation financière de la banque.
Le rapport financier semestriel complet est disponible sur le site de l’AMF.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Mise en perspective
Ces résultats illustrent la résilience de Banque Palatine dans un contexte économique et géopolitique tendu, avec une croissance du PNB portée par la marge d’intérêts et une dynamique commerciale solide sur la banque privée. La progression des encours d’épargne et la performance des fonds thématiques (transition énergétique, IA) confirment l’efficacité de sa stratégie de différenciation, notamment sur les segments ESG. Pour les investisseurs, la stabilité du coût du risque et la confirmation des objectifs du plan Palatine 2030 pourraient renforcer l’attractivité de la banque, en particulier face à des concurrents plus exposés aux aléas du crédit aux entreprises. La diversification internationale de PAM, bien que modeste, ouvre également des perspectives de croissance sur des marchés de niche (Luxembourg, Suisse), où la demande pour des solutions d’investissement durables reste forte.


