Le slip francais : points clés
Le Slip Français annonce avoir reçu la certification Origine France Garantie (OFG). La remise du certificat est programmée le jeudi 12 novembre 2026 à 11h30 sur le plateau OFG Télé MIF Expo, Salon du Made in France (Paris Expo Porte de Versailles, Hall 7.2). La cérémonie verra Gilles Attaf, président d’Origine France Garantie, remettre la certification à Léa Marie et Guillaume Gibault, dirigeants du Slip Français, en présence de Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Ces éléments sont précisés dans le communiqué déposé sur l’OAM (document PDF).
Le sommaire
Engagements de production et données opérationnelles
Le communiqué rappelle que Le Slip Français a concentré l’ensemble de sa production en France, couvrant tissu, teinture et confection. L’entreprise revendique un outil industriel produisant 5 000 pièces par jour et se présente comme le premier fabricant de sous-vêtements en France. Cotée depuis le 14 juillet 2026, la société affirme compter 8 000 actionnaires particuliers. Le texte précise également que la fabrication nationale couvre au minimum 50 % du prix de revient unitaire, condition posée par la certification OFG pour garantir l’origine française des produits.
Le dossier met l’accent sur la verticalisation des chaînes (du choix des matières à la confection finale) comme levier pour maîtriser coûts, traçabilité et qualité. Selon le communiqué, les ateliers internes et partenaires ont été mobilisés pour atteindre les exigences de traçabilité et de contrôle qualité demandées par l’audit OFG, ce qui implique un suivi renforcé des fournisseurs, des process de teinture centralisés et des contrôles dimensionnels et esthétiques systématiques en sortie de ligne.
Cadre et portée de la certification Origine France Garantie
Origine France Garantie, association à but non lucratif fondée en 2010, délivre une certification reposant sur des audits réalisés par un organisme tiers indépendant. Selon le communiqué, plus de 700 entreprises et 2 700 gammes de produits disposent déjà de cette certification. La norme OFG exige que le produit acquière ses caractéristiques essentielles en France et que 50 % au moins du prix de revient unitaire soit réalisé sur le territoire national.
Le processus d’audit, tel que décrit par OFG et cité dans le communiqué, combine examen documentaire (fiches de coûts, factures fournisseurs, traçabilité matière) et vérifications sur site. La validation repose sur la preuve de l’origine des étapes clés de production et sur le calcul du prix de revient unitaire permettant de vérifier le seuil minimal de 50 %. Cette procédure donne à la certification une portée juridique et commerciale distincte, car elle s’appuie sur des éléments vérifiables et audités par un organisme tiers.
Positionnement public et déclarations des dirigeants
Le communiqué reproduit les prises de parole des représentants d’OFG et du Slip Français. Gilles Attaf y voit dans l’adhésion de la marque « un signal fort » pour le mouvement du Made in France et une validation par un tiers indépendant. Les dirigeants du Slip Français, Guillaume Gibault et Léa Marie, présentent l’obtention de la certification comme la traduction d’un choix industriel et stratégique assumé : affirmation d’un modèle économique centré sur la production nationale, montée en capacité industrielle et promesse d’un soutien à l’emploi et à la souveraineté productive. Le texte souligne également que l’entreprise se revendique société à mission au sens de la loi PACTE et possède la certification B Corp.
Par ailleurs, la communication publique de la société met en avant l’effet attendu sur la confiance consommateur : la certification OFG doit, selon les dirigeants, renforcer la lisibilité commerciale des gammes, faciliter le référencement chez certains distributeurs sensibles à l’origine, et servir d’argument commercial sur des segments où la provenance a un poids important dans la décision d’achat. Sur le plan interne, la certification et les audits associés peuvent aussi servir de base à une amélioration continue des processus industriels et logistiques.
Informations pratiques et contacts
La remise du certificat est programmée le 12 novembre 2026 à 11h30 (Salon du Made in France, Paris Expo Porte de Versailles, Hall 7.2). Le communiqué fournit des contacts presse (Julie Gautron, Julie@genceflag.com) et investisseurs (NewCap, lsf@newcap.fr), ainsi que des précisions sur les unités de production internes (manufacture Bonne Nouvelle à Aubervilliers, Fier(T), La Belle Paire) et un réseau d’ateliers partenaires.
Le texte officiel et le communiqué complet sont disponibles sur le dépôt OAM : fiche de dépôt OAM et document PDF.
Dans la partie pratique, la société détaille l’articulation entre usines propres et ateliers partenaires, indiquant que certaines opérations à forte valeur ajoutée (finition, contrôle qualité, packaging spécifique) restent internalisées dans les sites franciliens, tandis que des étapes complémentaires peuvent être réalisées chez des sous-traitants locaux certifiés. Le communiqué insiste sur la nécessité d’un réseau de partenaires industriels fiables pour tenir les cadences évoquées sans céder sur la conformité aux cahiers des charges.
Conformément au texte déposé, la certification OFG est présentée comme une garantie d’origine basée sur des audits indépendants et sur la réalisation d’au moins 50 % du prix de revient sur le territoire national. Le communiqué note aussi des données d’adhésion publiques à l’OFG : taux de notoriété et de confiance élevés selon une enquête IFOP (mai 2026) citée dans le document, ainsi que l’essor du Salon du Made in France, attendu cette année encore par plus de 100 000 visiteurs.
Mise en perspective
L’obtention de la certification Origine France Garantie renforce la lisibilité du positionnement industriel du Slip Français auprès des consommateurs et des investisseurs : elle matérialise par une preuve externe un engagement industriel et une exigence de contenu local (≥50 % du coût unitaire). Pour le secteur textile français, la décision met en avant la viabilité d’un modèle verticalisé axé sur la production nationale et la traçabilité ; pour les investisseurs, elle réduit en partie les risques réputationnels liés à l’origine des produits et peut constituer un facteur différenciant sur des segments où la provenance est valorisée. Les concurrents fabriquant hors du territoire verront dans cette certification un marqueur de concurrence sur la qualité perçue et la souveraineté industrielle ; les entreprises tentées par une relocalisation mesureront l’importance d’outils industriels capables d’atteindre des cadences et des coûts compétitifs, comme ceux revendiqués par Le Slip Français.
À court terme, la certification devrait permettre à la marque d’affiner sa communication produit et d’ouvrir ou renforcer des partenariats commerciaux dans les circuits attachés à la production locale. À moyen terme, ses effets dépendront de la capacité de l’entreprise à maintenir les niveaux de production et la maîtrise des coûts requis par un modèle made in France, ainsi qu’à répondre aux éventuelles demandes de transparence accrues de la part des consommateurs et des régulateurs. Les actionnaires et observateurs garderont un œil sur la publication des prochains résultats opérationnels et sur l’impact commercial réel de la certification sur les ventes et marges.
Pour situer l’annonce dans l’actualité des sociétés cotées et des initiatives industrielles, voir notamment des articles récents publiés sur LeRepèredesentreprises : bioMérieux affiche +8,1 % de croissance organique au T3 2026, EURAZEO achète 50 000 actions sur Euronext Paris, ARGAN acquiert plateforme logistique 41 000 m² à Vendenheim.


