Nse : points clés
NSE (SIREN 394020903, LEI 96950053T2YTG8917B10, ISIN FR0004065639, mnémonique ALNSE) publie des comptes consolidés non audités pour le 1er semestre 2026 clos au 30 juin 2026. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 61,9 M€, en hausse de +20% par rapport au S1 2025 (51,6 M€). Cette progression intègre un effet de périmètre de 11,1 M€ lié à l’intégration de NSE Anjou et NSE Butitec consolidées depuis le 1er octobre 2025.
Le sommaire
L’EBITDA s’établit à 7,5 M€, soit une hausse de +77% par rapport au S1 2025 (4,3 M€), et une marge d’EBITDA portée à 12,2% contre 8,3% un an plus tôt. Le résultat opérationnel courant double pour atteindre 5,1 M€. Le résultat net part du Groupe s’élève à 3,5 M€, contre 1,2 M€ sur le S1 2025, soit une multiplication par près de trois.
Ces éléments sont issus du communiqué publié sur info‑financiere.gouv.fr ; le texte complet est consultable dans le dépôt officiel FCACT082042_20261028.pdf.
Performance par Business Unit et facteurs opérationnels
La BU Intégrations réalise 30,1 M€ au S1 2026, en hausse de +76% sur un an, progression majoritairement portée par la contribution de NSE Anjou et NSE Butitec. À périmètre constant, la BU Intégrations progresse de +11,3%, bénéficiant d’une bonne tenue des marchés Défense et Aéronautique et de la montée en cadence des programmes Défense.
La BU Services enregistre un recul de -7,9% à 31,8 M€, conséquence principale d’une demande moins favorable sur certains contrats de Services Défense ; en contrepoids, les activités de maintenance aéronautique (MRO) affichent une dynamique positive.
Le communiqué précise que l’amélioration de la rentabilité résulte de la contribution des acquisitions, d’un mix produits/services amélioré et d’une maîtrise des coûts. Les charges de personnel s’élèvent à 18,0 M€ (13,8 M€ au S1 2025) et les charges externes à 5,8 M€ (5,2 M€ au S1 2025), en hausse principalement pour effet de périmètre.
Structure bilancielle, trésorerie et génération de cash
Au 30 juin 2026, les capitaux propres s’établissent à 51,5 M€, contre 49,1 M€ au 31 décembre 2025. La trésorerie active s’élève à 25,2 M€ (23,97 M€ à fin 2025), et l’endettement financier net est réduit à 5,2 M€ (7,5 M€ au 31/12/2025), soit une baisse de 2,3 M€. Retraitée des engagements locatifs IFRS 16, l’endettement net ressort à 1,9 M€.
La capacité d’autofinancement avant coût de l’endettement et impôt s’élève à 7,8 M€ sur le semestre (3,9 M€ au S1 2025). Le besoin en fonds de roulement a généré un flux positif de 1,1 M€ (contre une consommation de 4,5 M€ au S1 2025). Les flux nets d’exploitation atteignent 5,9 M€ ; après -1,9 M€ d’investissements (dont -1,4 M€ de CAPEX) et -2,8 M€ de flux financiers (remboursements d’emprunts, intérêts et dividendes), le free cash‑flow du semestre est de 4,0 M€.
Le groupe n’a pas souscrit de nouvel emprunt sur le semestre hors IFRS 16 ; le taux d’endettement net hors IFRS 16 est ainsi ramené à 3,7% au 30/06/2026 (7,7% au 31/12/2025).
Résultats chiffrés récapitulatifs (IFRS, non audités)
Tableau synthétique communiqué (en k€) : chiffre d’affaires 61 904 vs 51 593 (+20%), EBITDA 7 549 vs 4 276 (+77%), résultat opérationnel courant 5 136 vs 2 552 (+101%), résultat net part du Groupe 3 457 vs 1 199 (+188%). Le résultat financier s’affiche à -424 k€ et l’impôt à -1 329 k€ ; la quote‑part des entreprises associées est positive à +74 k€.
Sur le semestre, les dotations nettes aux amortissements et provisions s’élèvent à 2,3 M€ (1,7 M€ au S1 2025), impactant le calcul du résultat opérationnel courant, déjà précisé ci‑dessus.
Pour les professionnels souhaitant rapprocher ces performances d’autres cas sectoriels, des comparaisons récentes publiées sur LeRepèredesentreprises abordent des thèmes similaires : croissance semestrielle marquée chez STIF, réduction d’endettement et confirmation d’objectifs chez Stradim, et levées suivies de désendettement chez AMOEBA. Une lecture contrastée est proposée par l’article sur le recul de chiffre d’affaires de EXEL Industries, utile pour comparer exposition aux marchés industriels et services.
Perspectives 2026
NSE confirme son objectif d’une nouvelle progression du chiffre d’affaires et de l’EBITDA sur l’exercice 2026, en s’appuyant sur l’intégration de NSE Anjou et NSE Butitec, la tenue du carnet de commandes et la dynamique commerciale sur les marchés Défense et Aéronautique. Le groupe reste toutefois vigilant face aux risques identifiés : contexte géopolitique, approvisionnement en composants électroniques et calendrier/exécution du budget Défense français, susceptibles d’affecter l’activité Services Défense.
Le prochain communiqué programmé est la publication du chiffre d’affaires annuel 2026, prévue le 27/01/2027 après la clôture de la Bourse.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Mise en perspective
La publication confirme qu’une combinaison d’acquisitions ciblées et d’un redressement opérationnel peut rapidement améliorer la marge et la génération de cash dans des activités à contenu technologique et de services. Pour les investisseurs, la progression significative de l’EBITDA et le recul de l’endettement net réduisent le risque financier à court terme et renforcent la capacité du groupe à financer sa feuille de route NSE 2030. Pour les clients et donneurs d’ordre Défense/Aéronautique, la montée en puissance de la BU Intégrations traduit une capacité accrue à livrer sur des programmes industriels, alors que la faiblesse de la BU Services souligne la sensibilité du modèle aux cycles d’appels d’offres et au calendrier budgétaire public ; concurrents et partenaires devront donc suivre l’exécution des intégrations et la tenue du carnet de commandes pour évaluer la durabilité de la trajectoire de marge annoncée.


