Sensorion : points clés
SENSORION (SIREN 512757725, LEI 969500P0W8XJ9CGZDP97, ISIN FR001401A9Z0, mnémonique ALSEN) a déclaré sa participation au 33e Congrès annuel de la Société Européenne de Thérapie Génique et Cellulaire (ESGCT), organisé du 27 au 30 octobre 2026 au Congress Center Hamburg (CCH), Hambourg.
Le sommaire
La société précise que deux membres de son équipe préclinique présenteront des posters : Lise Barrot présentera le poster n° P0109 intitulé « Évaluation in vitro de la fonctionnalité des jonctions communicantes pour une nouvelle thérapie génique GJB2 à base d’AAV » le mercredi 28 octobre 2026 de 13h30 à 15h30 (espace posters), et Laurent Desire présentera le poster n° P0498 intitulé « SENS-601, une nouvelle thérapie génique basée sur un vecteur adéno‑associé (AAV) pour le traitement de la surdité non syndromique autosomique récessive 1A (DFNB1A) » le jeudi 29 octobre 2026 de 14h00 à 16h00 (espace posters).
Source : communiqué déposé auprès de l’Organisme d’Autorégulation des Marchés (OAM) — texte officiel (PDF).
Détails des présentations scientifiques
Les éléments communiqués se limitent aux titres, numéros et créneaux horaires des posters. Le premier poster (P0109) porte sur une évaluation in vitro de la fonctionnalité des jonctions communicantes dans le cadre d’une thérapie génique ciblant GJB2, indiquant un travail préclinique axé sur la fonctionnalité cellulaire des connexions intercellulaires en lien avec la mutation GJB2. Plus précisément, une telle évaluation in vitro vise généralement à démontrer que la thérapie restaurerait ou améliorerait la perméabilité des jonctions gap (connexons) et la communication intercellulaire, aspects critiques pour la physiologie de l’oreille interne et la transmission du son. Ces approches sont essentielles pour établir la preuve de mécanisme avant d’envisager des études in vivo complémentaires.
Le second poster (P0498) présente SENS-601, décrit comme une thérapie génique reposant sur un vecteur adéno‑associé (AAV) développée pour traiter la surdité non syndromique autosomique récessive 1A (DFNB1A). Les présentations au format poster lors d’un congrès scientifique international permettent de partager des méthodes expérimentales, des protocoles d’administration et des données de sécurité préliminaires, même en l’absence de résultats cliniques définitifs. Le communiqué ne détaille ni résultats expérimentaux ni calendrier de développement clinique supplémentaires que ceux déjà connus publiquement.
Contexte scientifique et technologique
GJB2 code pour la connexine 26, une protéine de jonction gap essentielle à l’homéostasie ionique de la cochlée. Les mutations bialléliques de GJB2 constituent une cause fréquente de surdité héréditaire non syndromique dans de nombreuses populations. Les stratégies de thérapie génique dirigées contre GJB2 cherchent soit à compenser une perte de fonction par l’apport d’un gène correcteur, soit à moduler l’expression pour restaurer la communication intercellulaire. L’utilisation d’un vecteur AAV, mentionnée pour SENS-601, correspond à une approche courante en thérapie génique auditive en raison du profil de transduction et de tolérance des capsides AAV dans les tissus sensoriels. Cependant, la transposition des données in vitro et animales à l’efficacité clinique chez l’humain suppose de relever des défis spécifiques, notamment la délivrance ciblée, la durabilité d’expression et le risque immunologique.
Rappels sur le portefeuille et collaborations
Le communiqué rappelle la position de Sensorion comme société biotechnologique au stade clinique dédiée aux thérapies de l’audition. Il confirme que SENS-601 (GJB2‑GT) est le principal programme de thérapie génique, développé dans le cadre d’une large collaboration stratégique consacrée à la génétique de l’audition avec l’Institut Pasteur. Les partenariats académiques tels que celui-ci visent à combiner l’expertise fondamentale en biologie de l’oreille et les capacités de développement translationnel et réglementaire d’une société biotech.
Par ailleurs, le document réaffirme l’existence d’un programme de petite molécule, SENS-401 (Arazasetron), déjà évalué dans plusieurs études cliniques de Phase II : une étude sur l’ototoxicité induite par le cisplatine avec une analyse finalisée au premier trimestre 2026 ; une étude menée en partenariat avec Cochlear Limited visant la préservation de l’audition résiduelle chez des patients candidats à un implant cochléaire, achevée en 2024 ; et une étude de Phase II menée dans la surdité neurosensorielle brusque, achevée en 2022. Ces antécédents illustrent la stratégie duale de Sensorion, combinant des approches pharmacologiques et géniques pour adresser différents types de pertes auditives.
Mentions réglementaires, risques et diffusion de l’information
Le communiqué inclut la mise en garde habituelle relative aux déclarations prospectives, renvoyant aux risques évoqués dans le rapport annuel 2025 (publié le 18 mars 2026) et dans le rapport semestriel 2026 (publié le 23 septembre 2026). Le texte précise que les informations diffusées ne constituent ni offre ni sollicitation. Les investisseurs sont ainsi invités à consulter les documents officiels déposés et à tenir compte des incertitudes inhérentes au développement biotechnologique, notamment les risques scientifiques, réglementaires, industriels et financiers.
Contacts indiqués dans le communiqué : Nicolas Bogler (Relations Investisseurs et Communication) et l’agence Maarc Communication (Bruno Arabian) pour les relations presse. Tous les éléments proviennent du dépôt officiel consultable via l’OAM : fiche du dépôt OAM.
Mise en perspective pour les parties prenantes
La présence de Sensorion au congrès ESGCT avec deux communications précliniques confirme la visibilité du groupe dans le champ des thérapies géniques auditives et permet de situer l’avancement technologique de SENS-601 face aux acteurs académiques et industriels du secteur. Pour les investisseurs, ces posters constituent des jalons scientifiques relevant davantage de la validation technique que d’étapes réglementaires : ils peuvent soutenir la crédibilité du programme et la qualité des collaborations (notamment avec l’Institut Pasteur), mais n’équivalent pas à des résultats cliniques pivot. Les publications de données précliniques renforcent toutefois le profil scientifique de la société et peuvent faciliter des échanges avec des partenaires industriels ou institutionnels.
Pour les concurrents et partenaires potentiels, la communication publique de travaux sur la fonctionnalité des jonctions communicantes et sur un AAV ciblant DFNB1A signale des priorités de développement précises et le maintien d’une stratégie duale (thérapie génique et petite molécule) chez Sensorion, éléments à prendre en compte dans l’évaluation des calendriers de mise sur le marché et des opportunités de collaboration ou de différenciation technologique. Enfin, pour la communauté scientifique, ces posters représentent des occasions d’échange technique et de confrontation des approches expérimentales, essentielles à l’avancement collectif du domaine de la thérapie génique auditive.


