Qobuz revendique une croissance de son chiffre d’affaires de +45,7 % en 2025, dans un marché du streaming musical payant annoncé à +8,8 %. Dirigée par Georges Fornay, cette PME familiale française se positionne sur la musique haut de gamme, avec une offre associant streaming, téléchargement et contenus éditoriaux.
Le sommaire
L’entreprise annonce avoir atteint l’équilibre EBITDA IFRS, avec un cash-flow positif et aucune dette financière. Elle attend un résultat net positif en mars 2027 et met en avant un développement sans aide publique.
Un modèle premium largement internationalisé
Qobuz indique réaliser 80 % de son chiffre d’affaires hors de France. Les États-Unis constituent son premier marché. Présente dans 26 pays, la plateforme poursuit son expansion internationale.
Ce développement s’accompagne d’un positionnement centré sur la valeur par utilisateur plutôt que sur le volume grand public. Qobuz affiche un revenu moyen par utilisateur, ou ARPU, de 120,30 € en 2025, contre une moyenne sectorielle de 18,35 €. Elle revendique ainsi un ARPU supérieur à plus de 6,5 fois cette moyenne, ainsi que 1,2 million d’utilisateurs actifs mensuels.
Son offre repose sur les abonnements payants, sans publicité, et sur la haute qualité audio. La plateforme communique également sur un reversement moyen aux ayants droit de 0,01802 € par stream pour l’exercice 2024, soit 18,02 € pour 1 000 écoutes.
La sélection humaine comme différenciation
À cette offre premium s’ajoute une sélection éditoriale 100 % humaine. Les playlists, recommandations, « Qobuzissimes » et albums de la semaine sont choisis par des équipes humaines, sans IA pour la sélection éditoriale visible.
La plateforme associe ainsi sa promesse de découverte musicale à un travail éditorial distinct des recommandations algorithmiques. Cette composante humaine figure au cœur de son positionnement de plateforme indépendante.
Un cadre explicite pour l’intelligence artificielle
En février 2026, Qobuz a publié des lignes directrices affirmant que l’IA ne remplacera pas la sélection humaine. L’entreprise s’engage également à ne pas générer de contenus musicaux pour son catalogue et à ne pas utiliser les données clients pour entraîner des modèles externes.
Elle a déployé un système propriétaire de détection des contenus générés par IA, avec un étiquetage progressif et des retraits de contenus en cas de détection. Les écoutes frauduleuses sont exclues du calcul des royalties. Ces mesures complètent un positionnement qui associe qualité audio, éditorial humain et rémunération des ayants droit.
Articles pour aller plus loin :


