Exacompta clairefontaine : points clés
EXACOMPTA CLAIREFONTAINE (SIREN 505780296, LEI 969500FNFP0ZDQXDQ440, ISIN FR0000064164) a arrêté et déposé ses comptes consolidés semestriels au 30 juin 2026, approuvés par le conseil d’administration le 17 septembre 2026. Le rapport semestriel et les états financiers consolidés ont fait l’objet d’un examen limité par les commissaires aux comptes ADVOLIS et BATT AUDIT. Le dépôt officiel est consultable dans le communiqué déposé sur l’OAM ; source officielle : document PDF déposé.
Le sommaire
Résultats semestriels et rentabilité
Pour le premier semestre 2026, le groupe affiche un chiffre d’affaires consolidé de 380 648 K€ contre 393 698 K€ au 1er semestre 2025. Le résultat opérationnel s’établit à 13 358 K€ (11 625 K€ au S1 2025) ; il intègre une plus-value immobilière de 2,4 M€ dans le secteur Transformation. Le résultat net avant impôt s’élève à 12 839 K€ et le résultat net après impôt – part du groupe – à 10 062 K€ (6 518 K€ au S1 2025). Le résultat net par action (de base et dilué) passe à 8,89 € contre 5,76 € un an plus tôt.
Au niveau opérationnel, le rapport sépare les performances par activité : le secteur Papier a généré 176 007 K€ de chiffre d’affaires et un résultat opérationnel de 12 310 K€, tandis que le secteur Transformation a réalisé 276 868 K€ de chiffre d’affaires avec un résultat opérationnel de 1 402 K€ (chiffres sectoriels consolidés, retraitements intersectoriels inclus dans le total). Les amortissements nets et provisions du semestre s’élèvent à 25 437 K€.
Structure financière, trésorerie et endettement
Au 30 juin 2026, le total de l’actif consolidé est de 948 781 K€. Les capitaux propres – part du groupe – s’élèvent à 553 247 K€. La trésorerie brute disponible est de 127 546 K€ ; la trésorerie nette au bilan ressort à 109 511 K€. L’endettement financier brut du Groupe s’élève à 199 960 K€, dont 49 341 K€ correspondant à la dette financière issue de l’activation des contrats de location (IFRS 16). L’endettement net déclaré est de 72 414 K€.
Le groupe signale des lignes de crédit complémentaires négociées pour un montant total de 1 204 K€. Au 30 juin 2026, 10 000 K€ de billets de trésorerie étaient en circulation sur un programme autorisé de 125 000 K€. Le tableau des flux de trésorerie montre une variation nette de trésorerie négative de -72 831 K€ sur le semestre, reflétant notamment des remboursements d’emprunts et des remboursements de dette de location.
Actionnariat, marché des titres et gouvernance
Le capital social de la société mère est composé de 1 131 480 actions de 4 € chacune, sans variation sur l’exercice. Au 30 juin 2026, les Établissements Charles Nusse détiennent 910 395 actions dotées d’un droit de vote double, représentant 80,46 % du capital. La société LG Invest a franchi le seuil des 5 % du capital en 2021. Aucune opération de rachat d’actions n’est en cours et il n’existe pas de dispositif d’actionnariat salarié.
Le titre coté était à 169 € le 2 janvier 2026 et à 163 € le 30 juin 2026 ; 2 857 titres ont été échangés au cours du semestre. Le conseil d’administration est présidé par Guillaume Nusse, avec Frédéric Nusse en qualité de directeur général. Les commissaires aux comptes déclarent, après examen limité, n’avoir relevé aucune anomalie significative remettant en cause la conformité des comptes au référentiel IAS 34.
Éléments sectoriels, risques et perspectives
Le rapport note un recul des marchés auxquels le groupe est exposé. Sur le segment des papiers non couchés sans bois, la consommation européenne a diminué de 3 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025 ; les volumes produits par les quatre usines du groupe sont restés globalement stables, mais la pression sur les marges persiste en raison de la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie, ainsi que d’une surcapacité de marché.
Dans le secteur Transformation, le marché français a reculé de 2,2 % à fin juin (source GFK mentionnée dans le rapport), avec des baisses plus marquées pour le papier façonné et le classement. Malgré cela, les activités de façonnés, les articles de bureau et les filiales export ont maintenu un chiffre d’affaires globalement stable, soutenus par des gains de parts de marché et le développement du commerce en ligne. Le groupe cite la maîtrise des coûts comme facteur d’amélioration des résultats opérationnels dans plusieurs entités.
Le rapport rappelle que les facteurs de risque restent de même nature que ceux présentés dans le rapport annuel 2025 et qu’ils n’ont pas connu d’évolution significative au premier semestre 2026. En matière d’environnement réglementaire, le groupe souligne l’entrée en phase 2 (2026‑2030) du système d’échange de quotas d’émission de l’UE ; les émissions de CO2 du semestre s’élèvent à 36 727 tonnes et le volume de quotas alloués à titre gratuit pour la période n’étant pas encore connu, des achats sur le marché sont anticipés pour assurer la conformité.
Sur les perspectives, la direction indique qu’aucune amélioration du secteur Papier n’est attendue à court terme et que les marges pourraient se dégrader ; pour la Transformation, le second semestre est qualifié de prudent, la faiblesse de la demande, les réorganisations en cours et la tension sur les marges devant limiter le redressement des résultats. La maîtrise des coûts et la stabilisation des filiales les plus fragiles sont identifiées comme priorités.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Mise en perspective
Le rapport semestriel confirme pour les investisseurs une trajectoire de résistance opérationnelle : malgré un chiffre d’affaires en retrait, Exacompta Clairefontaine a dégagé une rentabilité nette en hausse grâce notamment à une plus‑value immobilière et à la maîtrise des coûts. La structure financière reste solide avec une trésorerie brute importante, mais la présence d’une dette de location IFRS 16 significative et le recours à billets de trésorerie soulignent une dépendance aux marchés de financement court terme. Pour les acteurs du secteur, l’annonce renforce l’idée d’un marché papier européen durablement contrait par la surcapacité et la pression sur les prix ; pour les investisseurs, la concentration du capital (80,46 % aux Ets Charles Nusse) réduit la visibilité sur des opérations structurelles majeures à court terme et maintient la gouvernance familiale au centre des décisions stratégiques.


