Lagardère SA a lancé et placé une émission obligataire d’un montant total de 500 millions d’euros, échéance septembre 2032 (six ans), assortie d’un coupon annuel de 5,25 %.
Le produit de l’opération est destiné au remboursement partiel d’une facilité bancaire mise en place lors du refinancement de juin 2024 et au remboursement d’une portion du prêt consenti par Vivendi, précise le communiqué officiel déposé sur l’OAM.
Lagardère indique que cette émission contribuera à allonger la maturité moyenne de sa dette. L’opération a été coordonnée par BNP Paribas, BofA Securities, CIC CIB, Crédit Agricole CIB, Natixis et Société Générale, avec la participation de HSBC, J.P. Morgan, Mediobanca, Mizuho et IMI – Intesa Sanpaolo.
Le communiqué rappelle par ailleurs les principales données opérationnelles du groupe : présent dans plus de 50 pays, plus de 33 000 collaborateurs et un chiffre d’affaires de 9 353 M€ en 2025. Le titre cote sur Euronext Paris.
Cette note officielle est purement factuelle ; elle ne mentionne ni conditions accessoires, ni calendrier de règlement détaillé, ni émissions complémentaires éventuelles. Pour des opérations de refinancement comparables, voir l’exemple de Nexans qui a levé 500 M€ pour refinancer un prêt relais et adapter sa maturité ici.
Pour le contexte sectoriel et financier, des cas récents de levées et d’ajustements de dette d’entreprise peuvent être consultés, notamment la dynamique de croissance d’ID Logistics et les publications semestrielles d’acteurs du marché qui influent sur les conditions de marché ID Logistics et la solidité de marges chez des groupes cotés Interparfums.
Pour consulter la source : communiqué officiel OAM.
Lagardere sa : points clés
En refinançant partiellement une facilité mise en place en 2024 et en réduisant l’exposition sur le prêt Vivendi, Lagardère allonge la maturité de sa dette et diminue, à court terme, ses besoins de liquidités sur les prochaines échéances bancaires ; cela peut rassurer les investisseurs obligataires et améliorer la visibilité des banques prêteuses sur la structure du passif. Pour les concurrents et émetteurs du secteur médias/retail, l’opération illustre l’accès toujours actif aux marchés pour des émetteurs de taille comparable, mais aussi la prime exigée aujourd’hui par les investisseurs (coupon 5,25 %) qui reflète le coût actuel de refinancement sur des maturités moyennes. Les gestionnaires de dette et dirigeants financiers devront comparer ce coût marginal à d’autres options (restructuration bilatérale, dilutions éventuelles ou réaménagement des lignes bancaires) avant d’engager des opérations similaires.


