Safe : points clés
SAFE (SIREN 520722646, LEI 969500DG8YK9AV60FN03, ISIN FR001400ZU25, ticker ALSAF) a fait état, le 8 septembre 2026, d’un point sur l’audience tenue le 7 septembre 2026 devant le Tribunal des activités économiques de Lyon dans le cadre d’une procédure d’urgence visant au relèvement de son commissaire aux comptes et à la désignation d’un remplaçant. La société rappelle que la suspension de la cotation de ses actions est intervenue le 30 juin 2026 et que la reprise de la cotation dépend de l’émission préalable du rapport d’audit des comptes 2025 par un commissaire aux comptes.
Le sommaire
- Safe : points clés
- Déroulement de l’audience du 7 septembre 2026
- Calendrier juridique et conséquences comptables
- Impacts pour la gouvernance, les partenaires financiers et les opérations courantes
- Prochaines publications et rendez‑vous
- Liens connexes
- Mise en perspective
- Articles pour aller plus loin
Le communiqué officiel déposé sur l’Organisme d’Autorégulation des Marchés (OAM) précise les éléments de procédure et le calendrier attendus ; le texte complet est disponible dans le communiqué officiel de la société déposé sur info‑financiere.gouv.fr.
Déroulement de l’audience du 7 septembre 2026
Lors de l’audience, la société, représentée par son conseil, a rappelé les points principaux étayant sa demande de relèvement des fonctions du commissaire aux comptes et sollicité la désignation d’un commissaire aux comptes remplaçant. Le Président du Tribunal a demandé des éléments complémentaires afin de pouvoir placer l’affaire en délibéré. La procédure avait été initialement engagée le 29 juillet 2026 ; une première audience s’était tenue le 5 août 2026 et avait été renvoyée au 7 septembre en raison de l’absence du commissaire aux comptes à l’audience précédente.
Le communiqué n’énonce pas les pièces supplémentaires sollicitées par le Tribunal ni la position du commissaire aux comptes absent à l’audience ; il se limite à indiquer que la mise en délibéré a été sollicitée par le Président du Tribunal.
Calendrier juridique et conséquences comptables
SAFE indique attendre une ordonnance du Tribunal au plus tard le 23 septembre 2026. Cette ordonnance doit statuer sur la demande de relèvement et, le cas échéant, entériner la désignation d’un commissaire aux comptes remplaçant. En cas de désignation, le nouveau commissaire pourrait lancer les travaux d’audit nécessaires à la certification des comptes annuels 2025.
La société rappelle explicitement que la reprise de la cotation de ses actions relève d’Euronext et nécessite auparavant l’émission du rapport d’audit relatif aux comptes sociaux et consolidés par le commissaire aux comptes. Aucune date de reprise de cotation n’est avancée dans le communiqué ; la reprise demeurera subordonnée à la délivrance du rapport d’audit.
Précisons que la nomination d’un commissaire aux comptes remplaçant et la réalisation de l’audit impliquent des étapes techniques et opérationnelles : appréciation des méthodes comptables, contrôle des principales écritures et rapprochements bancaires, examen des événements post‑clôture et, éventuellement, investigations complémentaires sur les estimations significatives. Selon l’ampleur des diligences à effectuer et la disponibilité du professionnel nommé, ces travaux peuvent nécessiter plusieurs semaines, voire quelques mois, avant de produire un rapport final. Par conséquent, la date effective de certification des comptes 2025 dépendra autant de la décision judiciaire que de la capacité du nouveau commissaire à conduire l’audit dans des délais raisonnables.
Impacts pour la gouvernance, les partenaires financiers et les opérations courantes
Au‑delà de la cotation, l’absence de certitude sur la validité et la certification des comptes peut avoir des effets concrets sur les relations contractuelles et la trésorerie. Les prêteurs, les assureurs-crédit et certains fournisseurs peuvent demander des informations complémentaires ou activer des clauses contractuelles liées aux comptes certifiés. Les covenants bancaires, le cas échéant, sont souvent évalués sur la base d’états financiers audités ; leur non‑disponibilité peut entraîner des discussions avec les établissements financiers pour éviter la mise en défaut ou la réévaluation des conditions de financement.
Sur le plan opérationnel, la direction de SAFE devra arbitrer entre la continuité des activités et la gestion d’une période d’incertitude : maintien des relations commerciales, préservation du fonds de roulement, et communication opportunément calibrée à destination des salariés et des partenaires. La transparence sur le calendrier et la nature des diligences demandées par le Tribunal constitue un élément important pour limiter l’impact réputationnel et maintenir la confiance des parties prenantes.
Prochaines publications et rendez‑vous
SAFE signale le calendrier suivant : publication du chiffre d’affaires du premier semestre et des résultats semestriels 2026 en septembre 2026, dépôt du Rapport Financier Semestriel en octobre 2026, et tenue de l’Assemblée Générale en décembre 2026. La société précise qu’elle communiquera dès notification de la décision du Tribunal.
Pour mémoire, le groupe, qui emploie environ 90 collaborateurs et dispose d’implantations de production en France et en Tunisie, regroupe Safe Orthopaedics et Safe Medical et détient des protections par brevets et des homologations réglementaires mentionnées dans son communiqué. Le communiqué OAM est consultable via le dépôt officiel de la société sur info‑financiere.gouv.fr sur le registre OAM.
Liens connexes
Plusieurs publications récentes sur les publications financières et calendriers semestriels peuvent donner des repères pour les investisseurs et DAF confrontés à des procédures d’audit et de relisting ; parmi elles : ABL Diagnostics confirme une inflexion rentable au S1 2026, Rubis dépose son rapport financier semestriel 2026, et TXCOM publie ses états financiers semestriels.
Mise en perspective
La décision attendue du Tribunal à la mi‑septembre est déterminante : si un commissaire aux comptes remplaçant est nommé rapidement, SAFE pourra entreprendre la certification des comptes 2025 et, en cascade, solliciter auprès d’Euronext la levée de la suspension de cotation. À défaut d’ordonnance favorable, l’incertitude sur la gouvernance financière et la validation des comptes restera le principal obstacle à toute opération de marché. Pour les investisseurs et les prêteurs, l’élément clé à suivre est la notification de l’ordonnance et le calendrier des travaux d’audit, qui conditionneront la visibilité financière du groupe à court terme et l’éventuelle reprise de liquidité sur le titre. Pour les concurrents, la situation maintient SAFE en position d’attente opérationnelle et commerciale jusqu’à normalisation de sa gouvernance d’audit ; cela peut retarder des décisions stratégiques dépendantes de la solidité des comptes certifiés.
En synthèse, les prochains jours juridiques et comptables seront déterminants pour le calendrier de relisting et pour la restauration d’une information financière complète et auditable. Les investisseurs attentifs porteront une vigilance particulière sur la teneur de l’ordonnance, l’éventuelle publication d’un calendrier d’audit par le commissaire remplaçant et les communications officielles d’Euronext. Enfin, la capacité de SAFE à préparer et fournir rapidement les pièces requises pour l’audit influera directement sur l’accélération ou l’allongement du processus de certification et, par conséquent, sur la perspective de reprise de cotation.


